Bref. J’ai sauté à 4000m (et ça tourne mal).

Il y a des moments dans la vie où on a envie de repousser ses propres limites, surtout quand on fait du développement personnel, qu’on veut prendre confiance en soi et valser avec ses propres peurs. A vrai dire, depuis que j’ai commencé cette démarche il y a deux ans, l’idée à commencé à me trotter dans la tête, pour ne plus me quitter. Et quand une idée me trotte dans la tête depuis si longtemps, c’est que je dois la mettre à exécution.

Du coup j’ai profité de WES (un séminaire de confiance en soi et de leadership sur 3 jours) pour prendre ma décision. C’était décidé, dans le mois (mai), je saute, that’s it. Et quand je prends une décision, je ne lâche rien. Ceux qui me connaissent savent pourtant à quel point je balise sur un escabeau pour changer une ampoule : oui, j’ai un vertige de malade, et j’ai tendance à éviter les manèges à sensations fortes. Même il y a de cela trois ans, je me souviens avoir dit à ma copine de l’époque « Ne m’offre JAMAIS de saut en parachute, je ne pourrais JAMAIS sauter du haut d’un avion avec mon vertige ! ». Mais je voulais me mettre au défi, donner naissance enfin à cette Amélie 2.0 qui commence à avoir un léger retard de livraison … ça patche sévère, il y en a eu du chemin parcouru depuis, et je peux en être fière, mais ce n’est pas encore ça. Bref, rentrée de mon séminaire, je cherche l’aérodrome le plus proche (Aix-les-milles) et prends rendez-vous pour le 20 mai. Haut les coeurs.

Le 18 mai, je passe chez le médecin pour réaliser mon certificat médical, et alors que je suis dans mes petits souliers, lui se montre peu encourageant « vous n’avez jamais sauté, 4000 mètres ce n’est pas rien, je vous trouve un peu légère ! ». Sympa. Mais non, je reste ferme. Amelaye sautera le surlendemain, c’est non-négociable.

La nuit d’après, comment dire … j’ai sérieusement commencé à baliser, ne parlez pas de dormir, ça n’a pas vraiment été le cas : « Pourquoi j’ai fait ça, pourquoi j’ai fait ça … ». Et pense à toutes les issues fatales : Je fais un malaise en plein vol, pire, je fais un arrêt cardiaque en plein vol (merci docteur), aucun parachute ne s’ouvre, l’avion s’écrase … ha oui. J’ai peur en avion aussi. Le combo gagnant.

Je pars à l’aérodrome, non sans avoir fait mes adieux éventuels à mon chat. Ma mère n’en parlons pas, je ne lui ai même pas soufflé mot là-dessus. Et pendant tout le trajet, je me demande pourquoi je fais ce que je suis en train de faire. L’accueil à l’aérodrome est sympa et bon enfant, les parachutistes sont souriants et travaillent dur sur leurs pliages (j’envie leur patience). Mon moniteur s’appelle Kevin, a un fort accent britannique et je lui demande plusieurs fois de répéter car il parle vite et mon temps de réflexion sous le stress, est divisé par deux. On me fait signer une décharge comme quoi j’ai bien compris les instructions, et la personne à contacter en cas de … décès. Gloups. Oui, pour l’assurance ils sont obligés de mettre ce champ. J’enfile mon harnais, « très important, enchérit Kevin, quand l’avion est là, suis-moi surtout avant de monter, à cause de l’hélice ! ». Oops. Avant même de sauter, je peux lamentablement me changer en sushis. Pas cool. Je fais bonne figure, mais dedans je suis une vraie tempête émotionnelle … pourquoi je suis là, mais prends tes jambes à ton cou et rentre chez toi, Amélie … non, je DOIS le faire (je peux être plusieurs dans ma tête …).

L’embarquement dans l’avion est particulier, nous sommes six, deux sauteurs accompagnés chacun d’un para et d’un cameraman (j’ai pris l’option video), tous serrés les uns contre les autres dans un vieux coucou qui m’a l’air un peu branlant : « Agrippe toi plutôt au cameraman, pas à l’avion il est pas très solide ! ». Nous décollons et petit à petit, nous survolons les nuages … « Regarde, ça c’est Aix-en-Provence, là-bas c’est l’Aeroport de Marignane, là c’est l’aérodrome qu’on a quitté, et là-bas c’est Pertuis, la Durance, et là, tu vois la Sainte-Victoire … parfois on voit le Mont Ventoux mais là c’est trop couvert ». C’est joli, j’ai l’impression d’être dans une émulation de Google Maps. A 3500 mètres, je suis littéralement sur les genoux de mon moniteur, qui m’accroche bien à lui (mais dans ces moments-là, la proximité avec ton para est le dernier de tes soucis). Le rideau en plastique s’ouvre, l’air s’engouffre dans l’appareil, tout le monde se « tcheck ! », et le tandem qui est avec nous saute en premier, littéralement aspiré par le ciel. Et vient mon tour. Mais pourquoi, mais pourquoi, mais pourquoi je suis dans ce vieux coucou, j’ai les jambes dans le vide, à 4000 mètres de la terre ferme, et je ne peux plus faire marche arrière … et j’ai cette tête-là quand je réalise que Kevin va basculer :

Qu’est-ce que je fais là moi ???

Sans prévenir, le moniteur donne de l’élan, nous voilà à notre tour dans les airs, et là mon cerveau se met en off … pas vraiment, je me retrouve la tête en bas et les pieds en l’air un court moment avant de passer en position horizontale, et je sens la panique me gagner … mais qu’est ce qu’il se passe ? je n’ai jamais été confrontée à telle situation, mon esprit et mon corps ne comprennent pas vraiment ce qui est en train d’arriver, biiip biiiip, les alertes retentissent de toutes parts dans mon cerveau. Et là j’ai fait le pire exercice de gestion d’émotions de ma vie. « ça va bien se passer, laisse toi aller, lâche prise », c’est un combat dans ma tête, les pompiers éteignent le feu que mes neurotransmetteurs m’envoient, je me contente de bouger un minimum et me calmer, je file à 200kms/heures vers Aix, mes bras sont propulsés vers le haut, mes joues bloblotent et j’ai le souffle coupé. Il m’arrive juste quelque chose que j’appréhende un max : je n’ai aucun contrôle sur ce qu’il se passe. Hormis ça tout va bien ! Waouh ! Sourions à la caméra 😀 !

I believe I caaaan flyyyyyy …

Au bout de quelques dizaines de secondes, mon moniteur me fait signe : il va ouvrir le grand parachute, et je remonte d’un trait de quelques dizaines de mètres ! Je me calme pour de bon, le rythme est pépère, je prends les commandes, je descends tranquillou, passe un coup à droite, un coup à gauche, je repère un bâtiment abandonné dans le coin, admire le viaduc d’Aix, je remarque The Camp. Kevin m’explique que le temps se gâtent et que c’est déjà arrivé (pas à Aix mais ailleurs), par temps orageux que des parachutistes meurent, aspirés par les strato-cumulus. Ok. Il fait bien de me le dire une fois pas trop haut. Il reprend les commandes « tu te souviens de ce que je t’ai dit ? ». Voui. Au moment d’atterrir je lève les pieds, pour éviter qu’on perde l’équilibre.

Un peu groggy et les jambes tremblantes je me remets de mes émotions. Yes, au fond j’ai kiffé, même si l’émotion était bien bien là. Satisfaite de moi, je me sens … unstoppable. Et depuis, je me dis que si j’ai été capable de sauter à 4000 mètres, je peux faire bien de belles autres choses … comme faire un guili à une araignée ? (nan, plus tard, ça)

Comment j’ai juste failli me faire avoir sur leboncoin.fr

Je commence à être une habituée des ventes sur Le Bon Coin et jusque là ça s’était plutôt bien passé.
Là j’ai voulu vendre un vieux stylo de marque que j’ai depuis quelques années … un vrai beau stylo. Mais ça me met mal à l’aise d’avoir sur moi un simple stylo bille à 400 euros, d’autant plus que je les perds. Perdre un Bic ne me fera pas pleurer mais perdre 400 balles c’est une autre affaire.

Donc je poste mon annonce, deux photos clic clac un simple descriptif, la marque et bim, envoyé. Dans la journée je reçois un message direct, avec un mail, je lui envoie donc que le stylo est toujours disponible, et la réponse ne se fait pas attendre :

Je laisse toutes les coordonnées car forcément elles sont fausses

Sur le coup dans l’enthousiasme je ne me méfie pas (naïve que je suis …), ni ne tilte sur le numéro de téléphone,  et je lui envoie ce qu’il me demande. Bon, après c’est pas comme si mon nom et adresse étaient super-top-secrets-ne-le-dis-à-personne.

Et le lendemain j’ai un nouveau message qui montre quand même que le type est bien pressé, et c’est là que je commence sérieusement à tilter :

Parce que j’ai beau avoir une dose de naïveté, je ne suis quand même pas un lapin de deux semaines. La taxe me perturbe, le mandat avec western union également, et là je remarque le numéro de téléphone à rallonge, avec indicatif du … Bénin. Là ça pue sérieusement, je réponds qu’il est hors de question que je paye une taxe ni que j’appelle au Bénin, rappelle que le mandat devait bien se faire avec La Poste (la vraie) ou par chèque comme convenu, et informe cet « acheteur » que la transaction s’arrêtait là.

Sa justification pleurnicharde sans queue ni tête enfonce le clou :

Bonjour 
Soyez sans crainte c’est pour lutter contre toutes ses fraudes et la sécurisation du transfert que le directeur a procéder de la sorte donc je vous en prie veuillez le contacter pour en discuter avec lui car j’ai déjà avancé les fonds et la transaction est irréversible.aussi j’ai mon compte bloqué jusqu’à la finalisation de la transaction.S.V.P contacter le directeur MR FRANCOIS MARTIN au 0022-588-086 654  pour lui faire part de vos préoccupations sinon je risque d’avoir des soucis par ici à cause de la confiance que je vous ai accordé en vous joignant les fonds donc veuillez les contacter pour finaliser la transaction

Le souvenir de l’engagement, ça paie toujours avec les personnes faibles …

Même si ma décision de stopper la transaction net (et de protéger mes sous) était prise, je décide de regarder sur Google « arnaque leboncoin bernard estournet » … et forcément les résultats étaient équivoques.

Bref, ça m’a donc donné envie de partager cette expérience avec vous, car malheureusement mes recherches sur Google ont montré que des gens s’étaient fait avoir avec ça, qu’ils avaient perdu des sous au lieu d’en gagner, et que ces escroqueries devaient dénoncées. Je compatis aussi pour le vrai Bernard Estournet, qui s’est ainsi vu voler son identité par ces personnes peu scrupuleuses.

Si un jour vous recevez de telles propositions émanant de mon nom, j’informe par avance qu’il ne s’agit pas de moi 😉

Coup de gueule d’une « urbexeuse »

Depuis 2012 je pratique ce que je souhaite de moins en moins appeler « urbex » … disons que je pratique de la photo de lieux abandonnés. La raison de l’abandon (sans mauvais jeu de mots) de ce terme ? La voici.

En fait je suis tombée sur cet article à la base ce matin :

Inutile d’ajouter que je n’étais pas contente du tout.

De la photo, j’en fais depuis l’âge de 10 ans, et je pense que si l’informatique n’avait pas existé dans ce monde, j’aurais été de métier soit photographe soit chef cuisinier, mais passons. J’ai touché un peu à tout en photo, mais surtout des paysages, des souvenirs de voyages, en argentique, en numérique. J’adore le fait de créer une image ! Cette année je me suis même inscrite à une école en ligne pour pouvoir progresser, et qui sait en faire un deuxième métier, c’est dire …

Parallèlement, enfant, je ressentais une émotion particulière à la vue d’un endroit abandonné. Parce que je figurais son passé, les gens qui y travaillaient ou y vivaient, tous ces souvenirs délaissés dans un lieu dont plus personne ne se soucie. Souvent ce lieu disparaissait et j’ai toujours pensé qu’une dernière photo souvenir était adéquate. La première fois que j’ai franchi ce pas, j’étais seule et je n’ai pas pris de risque, c’était l’usine des 7 deniers à Toulouse, j’ai pris trois clichés vite fait.

L’idée de faire un projet m’a prise en 2011 quand un ami avait posté sur Facebook des images de Pripyat, le village fantôme à côté de Tchernobyl. Et plus loin, il avait également mis une image d’un tout autre endroit, l' »Hotel des gens de la Mer » de Lavera. En fouinant un peu sur le net, car je voulais également avoir des infos sur un vieux téléphérique abandonné, je suis tombée par hasard sur le mot « urbex » . Donc il y avait des gens qui aimaient prendre des photos, et de surplus des lieux abandonnés, et cette pratique avait un nom ! Super ! Quelques mois après j’ai rameuté cet ami, nos appareils photo dans nos sacs et nous sommes partis à la conquête des lieux désaffectés. Le beau projet photographique !!!

A ce jour mon projet concerne un site internet, un livre, des souvenirs extraordinaires, des cartes mémoires saturées, des chaussures de marche usées et un jean qui a rendu l’âme. Mais une ombre au tableau gâche la perspective d’un si beau travail, et qui prend le risque de le décrédibiliser.

Cette ombre, il suffit de taper « urbex » sur Youtube pour la voir surgir, avec elle des gamins de 15 ans qui se permettent de faire n’importe quoi. Juste en tapant « urbex » on tombe sur la liste déroulante suivante :

  • urbex qui tourne mal
  • urbex paranormal
  • urbex cadavre
  • urbex flippant
  • urbex qui tourne TRES mal

OK. Nous sommes loin de la simple photographie. Surtout quand on voit certains d’entre eux débouler avec pieds-de-biche et bombes de peinture. Ce qui aurait donc pu être une discipline sympa qui retrace le passé d’un lieu et son contexte, qui a fait aimer l’Histoire à la réfractaire que j’étais, devient le train-fantôme qui aura le titre le plus accrocheur, l’émotion la plus palpable, le passé le plus glauque. Certes, l’urbex n’est pas sans risques, mais du moment que les gens jouent avec ces risques, on peut se poser des questions. Je passe sur la pratique douteuse de l’accumulation des mots « cadavre, flippant, cimetière », sur ceux qui sont contents de se faire arrêter par la police, et surtout les pseudo-chasseurs de fantômes !!! Sérieux les mecs !!! En cinq ans que je pratique l’urbex, si les fantômes existaient, ça se saurait !!!

Voilà un exemple de ces videos putaclic :

Et il est content le petit … Pas envie de sortir ma petite phrase « j’ai vomi » … j’en pense pas moins.

Bref. Pour ceux qui auraient envie de décrédibiliser MON projet : je suis une jeune femme photographe de 35 ans. Et je suis LOIN, mais TRES LOIN de ce « nouvel âge » de l’urbex, devenue hélas la nouvelle mode, le nouveau buzz, quitte à massacrer les lieux. Et j’ajoute que l’urbex est une pratique vraiment dangereuse qui ne se pratique PAS à la légère. Du coup … j’utilise de moins en moins ce terme, espérant que mon interlocuteur ne lève pas les yeux au ciel quand je lui parle de mes petites visites. tout ce que j’aspire à faire, ce sont des photos de plus en plus jolies, et ce dans le respect de l’endroit, n’en déplaise aux journaleux avides d’AMALGAMES. Le clic, je m’en ****.

Amelaye vous salue bien.

 

« Abandons et souvenirs », le livre

La plupart de mes lecteurs le savent, je pratique l’urbex depuis maintenant plus de 4 ans.

Un apprentissage d’un style photographique particulier, qui changeait de la photo de voyage ou la photo évènementielle (je fais allusion à ce passé lointain où j’étais pigiste). Bien sûr, on n’est pas obligé d’inclure la photographie dans l’urbex, mais je joins l’utile à l’agréable. Autant figer une image de ce qui ne sera plus dans quelques années, et c’est là le fil conducteur de ce projet. Saisir l’instant présent de la décrépitude.

Une aventure de 4 ans non dénuée d’émotions, sensible comme je me connais j’ai ressenti dans divers murs le passé des lieux. J’ai ressenti les ondes de violence dans une prison limite jusqu’au malaise, j’ai éprouvé de la nostalgie dans la maison d’un grand chanteur français défunt, de la compassion pour les victimes dans une clinique qui a servi de boucherie. J’ai été impressionnée dans une immense caserne allemande qui a servi de QG pour l’Armée Rouge.

Du coup j’ai voulu faire un recueil de ce que j’ai le plus aimé lors de ces visites. Il y a eu de l’écrémage, je reconnais par exemple que les photos de mes premières explorations ne sont guère transcendantes, mais il y en a qui m’ont laissée ce je ne sais quoi, de par leur histoire et ce qu’il s’en dégage.

Je vous laisse découvrir cet ouvrage, disponible chez Blurb :

Retour aux sources (ou comment mon cœur n’a jamais oublié la photographie argentique)

Quand j’étais petite (un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre 😉 ), la photo représentait une certaine magie. Voir ma mère arriver avec son Agfamatic (oui le format 110, vous savez, les photos au format timbre-poste), et savoir que par certains sortilèges, ça faisait au bout du compte … des images (pour un enfant on comprend que c’est beau comme concept).

A dix ans, mon cadeau d’anniversaire a été mon premier appareil photo. Il ne payait pas de mine, ce Konica EFP-J mais il a été pendant des années mon joujou préféré. Que dire de mon excitation profonde, quand la pellicule était achevée, lors de ma visite chez le photographe : « elles seront prêtes demain ! ». Et là, j’attendais, fébrile, le moment où j’ouvrirais la pochette.

Les années ont passé et je suis montée en gamme, passant du bridge au reflex. Et puis 2007 est arrivé. L’année où on se rend compte que les photographes se raréfient et que vos copains vous font sentir, que voilà, on est dans les années 2000 et il faut bien se mettre au goût du jour. Fini les investissement coûteux, les allers-retour au photographe. Et vive la photo instantanée, celle qui s’affiche de suite après la prise de vue.

Du coup j’avais mis de coté l’idée d’avoir un labo photo chez moi.

Mais c’était sans compter une bande de rebelles aguerris qui partageait cet avis. La photo en argentique, celle avec la pellicule qu’on doit faire développer, c’est autre chose. C’est la raison même de la photo, le procédé chimique originel à base de sels d’argent (d’où le qualificatif d’argentique) qu’on soumet à divers traitements chimiques, un grain, un rendu incomparable à cette image trop parfaite que rend nos capteurs numériques. Désolée pour les écolos-babas que cette phrase a choqué.

Car oui, il y a peu j’ai fait une session urbex avec mon vieux reflex argentique (un Minolta des années 90 qui est devenu trop automatisé à mon gout, au moins mon passage dans le numérique aura servi à cet apprentissage) …

Image volontairement mise en « positif » pour donner une idée des photos

Et oui j’ai pu ressentir cette vieille jubilation, cette émotion du passé en mieux : j’ai développé la pellicule moi-même, à la suite d’un stage qui vise à me préparer à tout faire dans mon labo à moi. Il ne me reste plus qu’à cette étape à tirer les images et je pense continuer dans cette lancée.

Abandonner le numérique ? je ne pense pas en venir à cette extrême mais je pense que les pellicules vont revenir dare-dare dans mon sac photo 🙂 .

2016. The end.

Jusqu’à peu, j’étais plutôt de ces gens qui se languissent de la nouvelle année, considérant celle qui va s’écouler comme un année si insignifiante avec son lot de frustrations. « Bon alors, elle a pas bientôt fini cette mauvaise année ? ».

Pourtant, cette année-là, elle était différente des autres.

Ou peut-être étais-je devenue différente ?

2016 a été une année spéciale, pleine de challenges que je m’étais décider à relever. Il y en a deux que je n’ai pas pu accomplir : le premier, la guitare. Je n’avais plus autant de temps le soir pour travailler mon instrument, compte tenu que j’étais inscrite à Spark et que ça remplissait bien mes journées. Je veillais donc à me fixer 3 grosses pierres, voire 4 mais pas plus qui comptaient le plus dans mes semaines : mon travail chez Digitick, ma nouvelle copine (on vient de fêter notre cinquième mois), mon projet AD Urbex et Spark. Le reste (l’allemand, les certifications …) étaient du bonus. J’ai aussi raté ma certification MySQL qui demandait une certaine expertise. Mais le voyage valait le coup. Si je ne m’étais pas donné ce challenge, je ne saurais rien des transactions, des vues, et autres optimisations de bases de données. Puis dans les quatre que j’ai passées cette année (PHP, ZF2, MySQL et TOEIC) c’est la seule que je n’ai pas pu obtenir.

2016, c’est ainsi l’année de la prise de confiance en moi. A travers la réussite de plusieurs certifications qui ont su me démonter ma vraie valeur, table rase d’un passé de doutes. Et il y a eu aussi Spark, où je suis partie à ma découverte, où j’ai appris des technique de gestion de peurs et d’émotions. Où j’ai appris à positiver sur ma vie. Où j’ai compris que les obstacles permettaient d’appendre. J’ai aussi compris que mon corps méritait le respect : une alimentation saine, faire du sport, boire beaucoup d’eau, éviter les sucres. Et croyez moi, je me sens bien plus jeune qu’il y a dix ans, quand on dit que 20 ans c’est le plus bel âge de la vie, pas toujours …

2016 a été également une année de renouveau. J’ai pu faire des rencontres professionnelles enrichissantes, et le destin m’a portée sur un entretien d’embauche réussi au sein de l’entreprise Digitick. Depuis des années que j’attendais d’avoir ce genre d’opportunités … elle a fini par se présenter. Et croyez-moi ça change des petites boites qui finissent par mettre la clé sous la porte !

2016, ça a été la fin et le deuil d’une relation pas top et le début d’une nouvelle, basée sur la découverte, le partage, le respect et l’enrichissement.
2016, pour terminer a été également la retrouvaille de la vraie passion de la photo, et la sortie de mon livre.

2017 sera la continuité de ce premier travail. La fin de Spark où se soldera la fin de ce long travail sur moi même. Je vais également bien peaufiner mes compétences en photographie, et revenir sur l’argentique. Il y aura d’autres certifications (mais deux ça suffit) : Symfony2 et également niveau A en Allemand. Puis je prendrai soin de mes amours, qui se construisent petit à petit. Puis plein d’autres choses 😉

Photo du jour : la super-lune cachée un soir de novembre.

Amelaye vous salue bien.

 

Mon premier mois de coaching intensif en ligne !

Il y a quelques mois, accompagnée d’une solide envie de me remettre en question par rapport à ma confiance en moi, j’ai décidé d’entreprendre des démarches régulières.

La première a été de recourir à la kinesiologie pour enlever les blocages énergétiques que mon corps aurait stockés.

La deuxième est de prendre rendez-vous régulièrement avec un coach pour faire un point régulier individuel.

La troisième, s’est faite un peu par hasard en tombant sur la page Facebook de Franck Nicolas. Ce qu’il disait dans ses capsules me parlait. Au fur et à mesure que je le suivais, j’ai décidé d’entreprendre un an de cursus à SPARK, pour révéler en moi l’étincelle du leader qui se cache.

Avant de commencer ce programme, j’ai entrepris de faire un premier point vidéo :

Le premier mois s’est donc écoulé, avec le module 1, qui porte sur la clarté : « Savoir se connaitre et garder le focus », avec des conseils de coaching, des conseils nutritionnels et énergétiques, ainsi que des cursus d’entrepreneurs.

Après ce mois, je fais un deuxième bilan, que je vous laisse découvrir.

A savoir a fait deux mois que j’ai intégré une nouvelle structure. J’ai envie de tout donner pour cette nouvelle opportunité, et montrer peu à peu aux gens quel est mon « moi authentique », inhibé ces dernières années. La confiance en soi s’acquiert, elle n’est pas innée !

A ce jour, j’attends une réponse également pour un projet qui me tient à cœur. Je croise les doigts car ce sera une première si la réponse est positive !

 

Retour sur le Symfony Live Paris 2016 – Day 2

Voici le résumé des conférences données le deuxième jour de ce séminaire Symfoniste, qui évangélise de plus en plus d’adeptes (moi en particulier 🙂 ) …

  • PSR-6 & Symfony Cache : de la perf en standard (Nicolas Grekas) : Cette conf intéressante nous explique l’intérêt de PHP-FIG, où sont soumis et approuvés des standards de code PHP, préfixés PSR (Quand je code moi par exemple, je respecte au maximum la norme PSR-3, validée par mes outils d’intégration continue.). Pour PSR-6 (Caching Interface),  le premier draft a été soumis en septembre 2013, le final en décembre 2015. Il définit deux objectifs : ouvrir des besoins de base nécessaires à la mise en cache, et permettre de faire mieux. Il « succède » un peu à Doctrine Cache. On retrouve cette PSR dans : psr/cache-implementation sur Packagist (Composer), Statsh PHP, PHP Cache et Symfony Cache. Symfony Cache n’est pas l’implémentation la plus puissante, elle est strict PSR-6, et suite les processus et standards de qualité Symfony. Il y a juste le minimum pour faire ce qu’il faut et aller vite.
  • Aller plus loin avec Doctrine2 (André Tapia) : Dans Doctrine, on a des fonctions assez méconnues (IfNull comme en SQL IF NULL), il existe également des DoctrineExtensions pour méthodes personnalisées, et des LifeCycleCallbacks (prePersist/postPersist, preUpdate/postUpdate, loadClassMetadata etc …). On peut faire également appel à des requêtes « partial », qui permettent d’obtenir un objet, pas un tableau (Query::HYDRATE_OBJECT, Query::HYDRATE_ARRAY, Query::HYDRATE_SCALAR, Query::SINGLE_SCALAR).
  • Refondre un moteur de règles avec l’expression langage de symfony2 (Abbas Hussein) : Pour la refonte, imposer un moteur de règle pour pouvoir : analyser des centaines de dates, déclencher un traitement statique, ou scorer une transaction (livraison : Go ou NoGO ?). Le but est de permettre de coder plus vite. A celà s’imposent des problématiques techniques : la fameuse datte technique, il faut construire à chaque fois le même projet, ou utiliser des petits projets OpenSource. Parmi eux, des problèmes métiers : les régles demandées par le métier sont de plus en plus complexes et les métiers écrivaient du JSON dans la BDD ! La meilleure des solutions doit donc : répondre aux besoins, être validée par les métiers, et extensible.
  • Sécurité et HTTP (Romain Neutron) : Voici quelques HTTP-Headers plutôt utiles en matière de protection :
    • X-XSS-Protection : protéger contre les attaques de type « Boutin ». Activé = 1. mode=block.
    • X-Content-Type-Options : prévient le comportement d’un navigateur. Supporté par ie et chrome. « nosniff » seule valeur supportée (désactiver).
    • X-Frame-Options : gestion du framing du site web.
    • Strict-Transport-Security : RFC-7697 Force le HTTPS. Supporté par Crome, IE11, Safari et Firefox. Bloque l’accès si certificat invalide fourni. Valide à la première connection, mais peut être préloadé.
    • Content-Security-Policy : vient du web 2.0. Prévient les XSS. Déclare des directives sur ce qui peut être exécuté sur le site web.Directives : default-src, script-src, style-src, object-src, img-src, media-src, frame-src, font-src, connect-src. Attention : certains scripts jQuery ne vont plus marcher si derective unsafe-eval et unsafe-inline !

Ma conclusion sur l’évènementiel le Symfony Live regroupe des thématiques plutôt variées (Sécurité, Cloud, Doctrine) … L’investissement est rentable, les stands attractifs. Mon seul regret est de ne pas avoir participé au Symfony Con qui se déroulait à Paris en décembre dernier, pour les dix ans de Symfony. Je pense bien renouveller l’expérience l’année prochaine, surtout si je gagne des concours qui me ramèneront plein de goodies (Casquette, Tshirt, ElePHPant Symfony, bonbons, macarons, et livre sur Blackfire.io dédicacé par Fabien Potencier).

Du coup j’ai gagné un badge, hop :

Retour sur le Symfony Live Paris 2016 – Day 1

Et voilà, je commence à devenir Symfoniste.

J’avais déjà un peu touché Symfony il y a quelques années puis je me suis tournée et je me suis expertisée en Zend Framework. Cependant il faut voir, Symfony déjà est un produit français, très sollicité en entreprise, et derrière regroupe une communauté vivante et très contributive (il suffit de voir l’espace « Connect » de Sensio pour s’en rendre compte), ce qui est beaucoup plus sympa que le cas de ZF. Donc je me suis tournée naturellement vers ce framework je que ne connais que peu en fin de compte.

Pour commencer, j’ai fait une virée de deux jours dans les locaux de Sensiolabs pour faire une formation sur la gestion des composants et Drupal. Puis le grand évènementiel a lieu : deux jours à la Cité Internationale Universitaire de Paris. Les stands y sont très sympas et remplis de goodies (j’ai eu l’occasion de gagner un Lego Star Wars et de participer au concours de la bonbonnière – que j’ai remporté !).

Le contenu des conférences est alléchant :

  • Monoltith repositories with Git (Fabien Potencier) : faire du pluri-repo, c’est bien. Le code isolé peut être réutilisé, on a des repositories de petite taille, les frontières sont claires, le contrôle d’accès facile, ça simplifie l’intégration continue. Mais on peut utiliser efficacement un repo monolitique et plusieurs petits repo. Du coup, le subtree ça change la vie ! http://www.git-attitude.fr/2015/01/30/git-subtrees/
  • Guard dans la vraie vie (jeremyFreeAgent) : Guard est un nouveau composant « security » de Symfony. Il facilite l’authentification dans un code qui peut être complexe. La librairie continent une interface, GuardAuthenticatorInterface, qui permet d’utiliser les composant d’une authentification (gestion du Token, succès de l’authentication, traitement de la « response », cookie pour le « remember_me » etc …). Ensuite, un cas pratique avec trois sites qui utilisent trois systèmes d’authentification différents (mot de passe, numéro de téléphone) nous est proposé. Au final l’outil se révèle très puissant, et demande moins de dépendances vers d’autres bundles.
  • R2D2 to BB8 (Vincent Chalamont) : Un titre plus parlant serait « Refonte du site lafourchette.com ». A savoir que le site est au départ une grosse machine qui implique : plus de 12 pays, 32000 restaurants, 350000 réservations par mois, et plus de 70 développeurs derrière. Le « Fork Manager V2 » doit pouvoir gérer : les réservations, le contenu, le marketing & CRM, les stats et les plans de salle, tout en sachant en ce qui concerne la V1, que la « dette technique » (quand le site de départ est une usine à gaz avec du ode spaghetti derrière, en gros) est conséquente, les mises à jours sont difficiles, les fonctionnalités obsolètes et non ergonomiques, et qu’il y a des projets interdépendants. Les solutions envisagées ont donc été : création d’une API, la mise en place d’une migration continue,  un LegacyBundle, des loaders et des transformers.
  • PHP Meminfo ou la chasse aux memory leak (Benoit Jacquemont) : Jeune programmeur, attention aux effets dévastateurs d’une fuite de mémoire ! Moins de mémoire pour les autres programmes, perfs qui chutent, et processus qui n’arriveront jamais à terme ! Le système basique de cache de PHP permet toutefois un ménage : au bout de 10000 objets, le garbage_collector s’éxécute, et son activité peut être mesurée par une appli, « Visual VM », mais attention aux processus du garbage_collector, qui baissent les performances. Il faut donc pour cela fixer les fuites de mémoire. Good practices : monitorer les processus, éviter les services « stateful », utiliser une mémoire limite raisonnable, et garder un nombre raisonnable d’objets en mémoire.
  • Retour d’expérience Reactive Architecture et Microservices : Comment découpler mes applications ? (Fabien Meurillon) : Retour sur des migrations de back-office, cette fois chez Auchan. L’utilité d’utiliser des micros-services : un composant applicatif (package Composer), un domaine métier (Domaine Driven Design), et probablement moins de 5 agrégats exposés sur l’API. Les applications doivent être responsives, les services résilients, scalables. Il faut gérer les grosses charges. Restent à mettre en place : le mono-repository, exploiter la bulle d’échange, gérer la propagation de l’information, automatiser les déploiement, et surtout évangéliser les gens 🙂 …
  • Performance au quotidien dans un environnement SF (Xavier Lejeune) : La performance à un cout … dans notre cas on chiffre à : 100 euros si le bug est détecté pendant le dev, 1500 si il l’est pendant la recette, 1500 si il l’est en prod. La pattern Data Mapper a donc été choisi, Active Record a été rejeté, pas d’abstraction en programmation. TING a été choisi à la place de doctrine, le cache privé et public a été obtenu. Attention, Composer install génère un cache !

Crédit photo de une : Sensio Labs. Une Amelaye s’y trouve dedans, vous pouvez l’y chercher.

 

Scotland, ho Scotland !

Avant j’avais des préjugés sur l’Écosse, j’imaginais la campagne marécageuse baignant dans son brouillard, avec un type en kilt jouant de la cornemuse au sommet d’une montagne. Puis quand certains amis y sont allés, la tête plein de bons souvenirs, et leur Facebook pleins de belles images, je me suis dit « pourquoi pas ».

Parce que l’Écosse ce n’est pas que ça.

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Whishing your wishes came true …

Ce que j’ai aimé en Écosse :

  • Leur esprit chauvin et leur attachement à leur terre, la nature
  • Les châteaux et légendes qui ne faillissent pas à leur réputation (à Édimbourg, les kiosques servent à servir des « Ghost Tours », des « Murderers Tours », des « Harry Potter Tours » et j’en passe)
  • Le haggis (estomacs sensibles s’abstenir). Parce que l’idée de manger de la panse de brebis farcie peut rebuter, mais ça doit se gouter au moins une fois dans sa vie
  • Le saumon fumé à haute doses et à prix réduit (le saumon est en Écosse ce que le vin de France représente chez eux)
  • Portree, petit port tellement mignon
  • Les costumes traditionnels
  • Les Highlands, des paysages qui vous coupent le souffle …
  • Le sentiment de sécurité dans la Vieille Ville d’Édimbourg, et ce à toute heure
  • Écouter les Edimbourgeois parler de l’expression française « gare à l’eau » qu’ils prononcent « gardalouuuuu »
  • Le château d’Eilean Donan <3
  • Le pipebag-rock : comment les Écossais allient le contemporain et le traditionnel

  • Les petits pubs dans les petites traverses, pas bondés, à l’ambiance tellement familiale

Le moment de solitude :

  • Même peu familiarisée à écouter de l’anglais (même si j’ai préparé il y a quelques mois le TOEIC), j’arrive à comprendre ce que l’on me dit si je me concentre. Toutefois on a ce sentiment proche du sudiste qui débarque chez les Ch’tis : « Oh pétard c’est ça l’accent écossais ???!!! ». Oui l’accent écossais est une œuvre de Satan : les syllabes sont avalées, les R roulés. Comme référence, écoutez la voix originale de Willie le jardinier, mais en VO. Voilà. L’accent écossais c’est ça.