Ubuntu pour les êtres humains normaux …

Published on : 4 Oct, 2007

… ou : “les gens qui disent qu’ils n’utilisent pas Linux parce qu’ils ne savent pas s’en servir ou n’ont pas le temps de s’y mettre n’ont plus d’excuse !”.

Ubuntu satanic edition

 

Les habitués de Windows comprendront mon point de vue : il est très difficile de s’habituer à un nouveau système d’exploitation.

Aujourd’hui Linux tente de se débarasser de son étiquette “Système pour Geeks” et s’humanise. Car il n’est pas évident pour un Windosien de s’habituer à un Linux s’il n’y a jamais touché. Mettez-le devant un système de Slackware ou une Red Hat 2001 (ça me rappelle des souvenirs) voire une Debian, vous le verrez pleurer et fracasser son écran …

La Ubuntu 7.04 Feisty s’installe en quatre clics. Mettez le CD, laissez démarrer puis cliquez sur “install”. Suivez les instructions (pour les purs newbies, le système se partionne tout seul sur demande), redémarrez. C’est prêt. Même la configuration internet se fait toute seule sur Gnome, et direct vous demande si vous voulez télécharger les mises à jour.

Tout comme l’installation, le système en lui-même s’est amélioré. Les pérphériques USB se mountent automatiquement. On en oublierait le terminal. Mon appareil photo numérique est reconnu dès le branchement et une fenêtre me demande si je veux importer des photos sur mon ordi. Il reconnait de même mon Archos et mon téléphone mobile (il gère le Bluetooth à merveille).

Tout comme les periphériques, il installe sur demande les pilotes comme ma carte graphique NVIDIA. Fracassant.

Niveau logiciel il intègre toujours les mêmes programmes libres qui font le charme de Linux : Open Office, Gaim …

Le plus important est dit … maintenant la suite des opérations c’est par là.

La malédiction de Michaël Youn

Parution : June 24th, 2007.

img456086f025388-bannerYoun, je l’ai tout d’abord connu en 2000, avec son cultissime “Morning Live”, entre deux tasses de café, toute fraiche sortie du coccon familial, préparant mon entrée en BTS (sept ans déjà). Ce trublion étrange, présentant un léger défaut de langage qu’il aura rapidement corrigé (il avait un léger cheveu sur la langue, ressortez vos piges vous entendrez) est devenu, au fur et à mesure d’une curiosité croissante de ses téléspectateurs, un vrai OVNI de la télé, n’hésitant pas à dévoiler son anatomie sur le PAF, ou à chanter dans des paroles purement sorties de son imagination.

Youn a de l’imagination, il a de l’audace. Avec lui, c’est toujours extrème : on l’adore ou on le déteste. Il quittera le Morning Live dans un costume osé, choquant, montrant des images désatreuses de gaspillage de nourriture. A en devenir lassant, tant le registre était linéaire.

Puis ce fût sa reconversion cinématographique. “La Beuze”, qui a eu son petit succès commercial mais dont le scénario prometteur était finallement décevant. Les “11 commandements”, inspiré de l’émission Américaine “Jackass”, OVNI du cinéma français, pour lequel il n’a pas hésité à saccager une maison pour transformer son salon en piscine improvisée. Il y a eu “Incontrôlable”, qui n’a pas fait long feu sur les écrans, tant l’humour scatologique répété au possible et gratuit ne parvient pas à esquisser un sourire (et pourtant … je ne suis pas difficile niveau films). Il dégoûtera bon nombre de personnes d’aller le voir un cinéma. “Iznogoud” parvient à tirer son épingle du jeu. Youn a travaillé son rôle et ça se sent, il sort de son registre “pipi-caca-je montre mon cul-je fais des batailles de bouffe”, et ça plait.

En dehors du cinéma, il ressort des cartons du “Morning Live” une parodie de groupe de rap “Fatal Bazooka”, pour séduire un public plus jeune, et fatigue ceux qui attendent de lui autre chose (cf. post “Michael youn ne me fait plus rire …”).

Son dernier film, “Heros”, montre une nouvelle facette du personnage, et dans un registre dramatique. Ce que les fans attendaient depuis longtemps, que se cache-t-il derrière la carapace du joyeux drille du Morning Live ??? Et pourtant, le film ne sortira uniquement dans 20 grandes villes (Toulouse inconnue au bataillon le 20 juin), massacré par la presse qui, à mon avis, a plus un contentieux avec Michael Youn qu’avec le film même, tant le paysage journalistique est lassé par, notemment, ses caprices devant la caméra lors des émissions de variétés. De plus le public, énervé, ne semble pas être conquis de voir Michaël Youn, “le fanfaron de feu Morning Live tranformé en psychopathe dans un thriller claustro“.

En dépit de sa personnalité, je pense que Michael Youn devrait s’investir dans plus de rôles sortant des sentiers battus, car il possède un vrai potentiel. Mais je crains que ses échecs passés n’aient entaché sa réputation d’acteur. Dommage.