Le Château de Cassaigne

Visitez avec moi un des lieux pittoresques que vous pouvez rencontrer ça et là … aujourd’hui le Château de Cassaigne dans le Gers (département réputé pour son inestimable Terroir). Je vous suggère de mettre cette petite musique baroque avant de lancer la lecture de l’article :

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Le château de Cassaigne, ancienne résidence des évêques de Condom est le troisième château le plus visité du Gers.

Chateau

Le premier château fut bâti en 1247 par Montassin de Goalard, abbé de Condom. Il devint ensuite la résidence de campagne des évêques de Condom.

Il fut reconstruit à partir du XVIème siècle, sa façade datant du XVIIIème. Il fut racheté à la Révolution par l’ancien intendant des évêques. Ce sont ses descendants qui sont encore aujourd’hui les propriétaires…

Le chai

Entouré de plus de 30 hectares de vignes (raisin blanc mais également du rouge, qui permet l’élaboration de Floc de Gascogne et de vins), il est devenu un des hauts lieux de l’élevage de l’Armagnac (partie du Gers qui englobe notamment Eauze et Condom).

L’attrait principal du château est la visite du chai, spacieux, dans lequel sont entreposés de nombreux fûts qui permettent aux alcools de mûrir.

Visitez les pièces (cuisine à l’ancienne …), la salle d’exposition, et terminez votre parcours dans la boutique où vous pourrez enrichir votre cave personnelle par des cuvées allant de 1940 à aujourd’hui, et si le cœur vous en dit, une dégustation gratuite vous est proposée.

Florilège d’arômes
Boutique
Armagnacs

Mais où se trouve donc Cassaigne (maintenant que je vous ai bien mis l’eau l’armagnac à la bouche) ? Alors c’est là, en fait (et sur place le château est indiqué via des panneaux) :

Site web du chateau : chateaudecassaigne.com
Bonne visite !

Flowchart to your heart

Voilà un petit site de rencontres qui va satisfaire les Geeks : okcupid.com !

Ou comment mettre sous forme de graphes les exigences de chacun-e-s en matière de rencontres de l’âme-sœur …

Après avoir répondu à plusieurs questions, le programme met en forme vos réponses (QCM) sous forme de graphiques, genre « schéma de procédures » qui montre tout simplement d’une part le chemin de ces exigences, mais en plus met en corrélation ces réponses pour voir qui vous correspond le mieux.

Vous recevez ensuite le fameux graphe par e-mail, ça donne ça :

Cliquez sur l’image pour voir le PDF envoyé

Ça change du « je suis romantique, j’aime avoir une main dans la mienne, diner au restau, écouter le chant des oiseaux sur le clapotis de l’eau qui reflètera ton doux visage » (meilleur des cas) ou du « je sais pas me présenter, lol. Connaissez-moi, vous verrez bien, trolol » (pire des cas).

Et si le cœur vous en dit (ou désespéré de la vie, ou n’avez que ça à faire, ou encore êtes super curieux-se), vous pouvez même en faire plusieurs, le nombre de questions peut aller loin :

NB : Pour ma part j’ai fait ça pour m’amuser, les rencontres sur le Net j’ai déjà donné. Moi les gens je préfère les voir en vrai que recevoir des signaux numériques émis par eux, j’ai donc désactivé mon compte après.

Sur ce, bon flowchart 8) !

Avancée vers le micro-blogging

Il n’est pas inutile de s’arrêter deux secondes et d’observer ce qu’il se passe autour de soi, IRL (in real life) ou dans le virtuel.

Facebook connait aujourd’hui de plus en plus d’adeptes, et il a connu une évolution sociologique certaine en même temps.

Quand je me suis inscrite sur le réseau, Facebook était déjà prémuni :

– du « mur », infos de l’utilisateur, photos etc … dans la même page.
– de pages « groupes », qui déterminaient une idée d’appartenance sociale de l’utilisateur,
– de « Fan Pages », qui déterminaient une idée de la personnalité de l’utilisateur.

dans les deux derniers concepts, un encart « discussions » existait, et il était souvent rempli, traduisant une volonté d’interactivité. Forcément, à l’époque nous étions à l’apogée du concept « web 2.0 » , du partage d’idée, les blogs fleurissaient, les commentaires foisonnaient. Vous vous rappelez ? Nous étions en 2006-2007.

En trois ans, le nombre de blogs s’est vu diminué. par rapport à 2006, le nombre a pratiquement baissé de moitié ! Skyblog a été la plate-forme la plus affectée par cette désertion. Si vous vous sentez le courage, lisez donc cet article qui parle du phénomène.

D’ailleurs, regardez les Google Trends, précieux outil pour les observateurs du Web :

Pour Skyblog, ça donne ça :

Pour Overblog et Canalblog ça donne ça :

J’ai mon interprétation du phénomène. Je pense que, tout comme le texto a remplacé le simple coup de fil, les « JTM » ont remplacé les « Douce damoiselle, mon cœur flanche en évoquant votre doux sourire, je ne peux résister aux papillons qui volent dans ma tête en cet instant sublime« , les blogs ont été phagocytés par les plate-formes de réseaux sociaux, tels Facebook, qui grâce à son concept calme les narcissismes divers et variés. Après tout, que faisaient les adolescents sur Skyblog à part mettre des photos de leurs égos … non seulement Facebook les publie également mais en plus il annonce à tous les amis que Chelsea a dansé sur le comptoir de la boite de nuit en roulant des pelles à Maéva !

Allez, maintenant, Google Trends plus subtil … WordPress :

Ha mais oui, déconcertant …

En fait les blogs qui tiennent sont ceux qui donnent encore de l’information pertinente et argumentée, les maniaques de l’écriture en vrai français, amoureux des phrases, des vraies, avec des sujets, des verbes des compléments, en 0% (ou presque !) de fautes d’orthographe et de grammaire. Et si le nombre de blogs sur WordPress augmente, c’est que le nombre de sites internet augmente lui aussi, et pour faire des sites internet facilement réactualisables, WordPress est un outil idéal. De toutes manières, WordPress a toujours été ciblé pour les gens qui publiaient du contenu informatif.

Ceci explique aussi l’absence de contenu pertinent sur Facebook. Cette plate-forme s’est tout simplement ciblée ! Les adolescents s’y reconnaissent de plus en plus, les groupes de discussions sont délaissés car ils n’intéressent plus cette cible, laissant place au micro-blogging, le blogging en une seule phrase, et à la publication de photos personnelles. Certaines applications ou jeux mâchent encore le travail en auto-publiant les feeds … ce qui laisse entrevoir l’évolution de la web-société… qu’en pensez-vous ?

Les précautions à prendre sur Facebook …

Depuis quelques mois, la polémique fait rage, provoquant la frénésie des médias qui ne se privent pas pour faire peur aux gens … en tant qu’utilisatrice des réseaux sociaux, et programmeuse web, je me permets de faire une petite liste sur les pièges qui englobent ce réseau … en effet Facebook est un outil comme un autre du moment qu’on sait s’en servir. Un peu comme une tronçonneuse en fait …

1) Protection de la vie privée

Alors, le mieux pour protéger sa vie privée est de se taire au niveau d’informations personnelles : ne mettez vos opinions religieuses, politiques, votre orientation sexuelle que si vraiment vous êtes sûr qu’aucune âme mal intentionnée ne viendra vous chercher des noises.

Au niveau des photos : ne publiez pas des photos où vous apparaissez sous un jour … mauvais, voire préjudiciable. Votre image est en jeu. Pas de photos de beuverie, de strip-tease ou de je ne sais quoi d’autre. En fait le meilleur moyen est de se vendre tel un produit commercial. Que des photos positives de vous. Vos « amis » se rendront compte à quel point vous êtes quelqu’un de bien et là encore, les mauvaises mains ne sauront quoi dire.

Parfois, on ne peut pas contrôler les images. Si jamais une photo de vous circule et que vous n’êtes pas d’accord, avertissez le publicateur, demandez-lui de retirer cette photo dans les plus brefs délais. Au pire, mettez-le en demeure, stipulant votre droit à l’image. Ne laissez pas une photo détruire votre image.

Au niveau des statuts : attention à ce que vous écrivez. Une phrase peut vous suivre pour longtemps. J’en veux pour preuve les « trophées » Faceploucs et compagnie …

2) Fakes et groupes à la noix

Comme je suis développeur web, je sais comment peut être construit un site, ou une application. La plupart des gens qui font des applications, des tests et autres sont des amateurs ou des pros mais qui travaillent rarement au sein de Facebook. Je m’explique : les données qui sont collectées sur Facebook sont stockées dans d’immenses bases de données protégées par un login et un mot de passe. Compte tenu du volume faramineux je pense qu’il doit y en avoir plusieurs, des bases. Donc comment expliquer les « Tu veux savoir qui visite ta page, clique ici » ? Techniquement, à moins de connaitre la base, c’est impossible. C’est d’autant plus douteux que ces groupes, pages impliquent d’inviter toute la liste d’amis et de cliquer sur des liens figurant sur des pages externes. A moins d’en déduire un « sabotage », une « pollution virtuelle » ne visant qu’à populariser un pauvre pékin en manque d’assurance en lui, et une rentabilité de visites sur un blog.

Par exemple, récemment, une application s’est crée « Combien de personnes ont Googlé votre nom ce mois-ci ». La aussi techniquement, à moins de travailler chez Google c’est infaisable. Puis pour les plus populaires d’entre vous, il y a Google Trends.

De même il est actuellement impossible de modifier le design de Facebook, mis à part quelques plug-ins approuvés par la communauté et développés par FB eux-mêmes, qui modifient légèrement l’apparence.

Attention au sensationnel, qui est attractif mais toujours décevant : les groupes « Horreur ! c’est la chose la plus atroce qu’il puisse exister » et qui ne devient actif que lorsqu’on « like » cache une publicité pour gagner (de manière douteuse) une PS3 …

3) Pollution visuelle et virtuelle

Ces temps-ci les groupes du genre « On connait tous quelqu’un qu’on connait. » ou « je prends ma touche tout nu moi aussi » apparaissent et foisonnent. Vous êtes peut-être concerné(e), je ne renie pas l’humour de certains groupes qui me font sourire, mais passé ce dernier, s’interroge-t-on sur la qualité de cette information, et sur la qualité de l’ensemble (rappelez vous ce concept de Noosphère qui est cher à mon cœur) de ces informations. Personnellement je n’adhère pas à ces groupes car j’ai peur que finalement ils s’accumulent dans mon profil au détriment d’informations de qualité.

Sinon au niveau pratique, actuellement il n’y a pas de souci à se faire : selon l’étude récente Sociogeek, il apparaît et contrairement aux attentes que « […] les internautes exposent leur identité sur le web, mais cette exposition reste très modérée, et surtout, plutôt maitrisée, expliquent les chercheurs. »

Sur ce bonne navigation à vous 😉 …

Analyse de la bulle Web 2.0

Depuis maintenant plus de 4 ans, on n’entend parler que de cela, les entreprises parlent de révolution du Net, en employant un mot aussi vague et fourre-tout que “Web 2.0″, persuadant la classe moyenne que cela est “hype”, “tendance” et que cela se prête à merveille dans nos blogs.

Après maintes réflexions, j’ai finalement trouvé une définition au terme “web 2.0″. Vague et fourre-tout, je l’ai dit. Mais il n’est finalement que la juste suite des choses, intégrant juste un peu plus d’interactivité, grâce à des technologies existantes qu’on qualifie néanmoins de “nouvelles”. Je pense entre autres à Ajax qui n’est qu’un couplage évolué de XML/Javascript. Il n’y a jamais eu de deuxième version du web, ce terme est à mon humble avis une redoutable imposture capitaliste qui consiste à fasciner l’internaute influençable appréciant les néologismes. Persuadés d’être projetés dans une vague de nouveauté et d’inconnu, les gens surfent donc sur cette vague.

 

Retour aux origines

On revoit là un peu plus les idées que Bill Clinton et Al Gore voulaient concrétiser lorsqu’ils ont voulu créer ce qu’ils appelaient « les autoroutes de l’information », terme qui s’est banalisé lorsqu’Internet a commencé à être populaire au début des années 90. Un immense réseau de partage et d’échanges de données, donnant le sentiment au pékin ordinaire l’impression d’appartenir à une idéosphère mondiale. On ne peut pas le nier, Internet est devenu un outil sensationnel.

La vague du Web 2.0 a commencé en fait à pointer le bout de son nez vers les années 2002-2003. Avant, pour faire un site web, partager ses données, il fallait maîtriser un tant soit peu la machine devant soi, qui s’appelait un “ordinateur”. Il fallait maîtriser au moins FrontPage, savoir ce qu’était un serveur FTP, un hébergeur, etc etc … résultat : ce qu’on pouvait trouver sur le web, et qui était déjà pléthorique, appartenait à une classe supérieure d’individus dont les pensées avaient au moins une certaine intelligence.

Une opportunité économique

Puis les web agencies, les starts-ups, et autres SSII ont voulu répondre à un besoin récurrent chez les clients : leur faciliter la maintenance des sites Internet qu’ils offraient. A moins de s’y connaitre en langages dynamiques, la plupart des sites étaient faits à l’arrache en HTML statique, et seules les entreprises et les webmestres cérébralement avancés avaient le privilège de dynamiser leurs pages, et de comprendre comment on pouvait ajouter du contenu à leur toile d’araignée personnelle. Il est venu un ouvrage relativement intéressant, que mon tuteur de stage de l’époque m’avait fait lire et que je me suis procuré, qui s’intitule “Gestion de Contenu Web, une approche collaborative” dans lequel on peut reconnaitre les prémices de ce Web 2.0. Les entreprises l’avaient bien compris, elles tenaient entre leurs mains une vraie mine d’or qui pourrait ressusciter la bulle malheureusement éclatée trop tôt en 2001, proposant à leurs clients un logiciel de gestion de contenu web adapté à tous les besoins. Le domaine du libre s’y est également mis, distribuant à bras perdus forums PHPBB et autres PHPNUKE, qui satisferont d’avantage les webmasters paresseux de développer leurs forums que les ignorants des langages web.

Une opportunité qui devient modèle

Ce phénomène s’est alors généralisé, sans trop faire parler de lui, hormis dans le domaine corporate, jusqu’à ce soit dépoussiérés le concept du journal intime et les listes de liens commentées, qu’on appelait weblogs. Le tout est adapté à une solution simple de gestion de contenu web. Les blogs existaient déjà dès 1997, mais le besoin d’optimiser les demandes des cients de l’époque a déclenché le boulet de canon : c’est ainsi que sont nés Blogspot, Skyrock et autres 20six, admirablement mis en interaction via le langage RSS.
Les gens ne tarderont pas à être fascinés par cette noosphère qui continuera de s’étendre, ils ne s’arrêteront pas là et demanderont plus d’interactivité; la fulgurante avancée technologique dans le multimédia les aideront fortement. La progession de l’imagerie numérique et de la prise de vidéo créera YouTube et ses homologues (dailymotion), Flickr (photo) et tant d’autres plate-formes de podcasting, telles que MySpace. Les langages web se prêtent au besoin, les interfaces se parent de scripts Ajax, mettant en place un dynamisme efficace en temps réel.

Aujourd’hui les entreprises saisissent cette perche au vol, il est effectivement visible que ce phénomène a bien renfloué les boites novatrices, mais ne verra-t-on pas à nouveau les échecs qu’on a pu connaitre au début des années 2000 ? A quoi donc ressemblera le “web 3.0″ dès que la version 2 n’aura plus rien à prouver ? A quoi ressembleront les besoins de l’internaute 3.0 ???

Facebook réalise une étude sur le bonheur des gens …

En regardant de plus près la page Facebook du réseau, et les pages-satellites se référant à ce réseau social (Facebook Data Team, Facebook Connect, Facebook Security), on se rend compte que pas mal d’études sont en cours. La plus surprenante se révèle être le bonheur global des gens par rapport à leur statut marital (célibataire, en couple, marié, veuf …).

Le principe repose sur un algorithme, qui va calculer le degré de « happiness » grâce à une analyse sémantique des mots positifs ou négatifs , postés sur le statut des utilisateurs. Cette masse d’informations est appelée le “USA Gross National Happiness Index”. Cette étude est mise à jour régulièrement, ce qui permet d’avoir des comptes-rendus intéressants sur le blog de Facebook, qui mettent en évidence un bonheur croissant aux alentours des fêtes.

En se rendant sur la page du blog qui concerne cette étude, nous avons un compte-rendu complet, qui démontre en fin de compte que les personnes qui sont “en relation” semblent, d’après les résultats, plus “heureux”que ceux qui sont célibataires … mais que ces derniers sont moins malheureux que ceux qui sont en « relation ouverte » …

Qui est plus heureux que les célibataires ?

Qui est plus malheureux que les célibataires ?

Sur ce je vous laisse réfléchir et tirer les conclusions d’une telle manipulation de nos données personnelles, et de l’éventuelle prise de pouvoir de Facebook sur nos personnes et nos relations … peut-être oseront-ils bientôt nous dire qui des homos et des hétéros sont les plus heureux … à suivre.

Pourquoi Facebook va dominer le www …

 

Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook

Un peu d’histoire : Facebook est un site communautaire crée en 2006 par Mark Zuckerberg. Le but du jeu était à l’époque de créer un réseau social (fermé) d’étudiants puis le site est devenu accessible aux autres universités américaines, pour enfin devenir ouvert à tout le monde.
Au départ, Facebook a intéressé la communauté Geek, et le buzz a commencé courant 2007. Les adolescents se sont mis de la partie, avec un engouement certain pour les petits jeux et l’aspect communautaire, rendant Facebook encore plus populaire que son concurrent Copainsdavant.

Personnellement, j’avais été emballée de prime abord par le côté Geek de la plateforme, puisque mon inscription remonte à mai 2007 … dès lors la plupart des gens pouvaient afficher leur orientation d’OS (« moi j’aime les Macs », « moi Linux … » ). Puis par le côté social : les entreprises qui pouvaient m’intéresser à l’époque où je cherchais un emploi figuraient dans ma Fan List et pouvaient donc créer de la publicité pour mon profil. Je pouvais aussi faire de la publicité pour mon blog en jouant avec les RSS.

Courant 2008-2009 le réseau communautaire a changé de visage accueillant à bras ouvert une nouvelle cible : les teenagers, qui pouvaient voir en Facebook un moyen de contacter leurs copains-copines du collège, et de se retrouver dans des groupes qui ont (toutefois …) des philosophies « communes » (lieux communs). On regrette toutefois les grosses lacunes d’orthographe, dûes à une (trop grande) liberté de partage des contenus.

Et là le marketing prend de l’ampleur en formant un cercle vicieux qui a pour origine le débat du partage d’informations crée par les utilisateurs. On le sait : sur Facebook on peut diffuser : sa religion, ses opinions politiques et ses orientations sexuelles.

Toutefois, les internautes ne sont absolument pas obligés de mettre en ligne ces derniers points, mais le buzz étant mis en place, les médias ne résistent pas à parler de phénomènes à la mode, surtout quand ils génèrent sur le Français moyen de la crainte … d’autant plus que la majorité des utilisateurs de Facebook sont jeunes, fragiles, innocents et que le contrôle parental n’est pas toujours assuré pour vérifier ce que leurs ados mettent en ligne, photos compromettantes entre autres. Il est toutefois justifié de craindre la commercialisation de nos données … mais plus rien ne m’étonne concernant notre société capitaliste.

Il est devenu évident que Facebook fait autant partie de notre vie courante que les téléphones mobiles. Je n’accroche toutefois plus (bien qu’étant active sur ce réseau pour les buzz qu’il peut générer) à la philosophie Facebook qui est devenu un dépotoir de groupes inutiles bourrés de lieux communs :
« Si Toi aussi En ce moment quelqu’un te manque énormément ♥ » -> oui mais citez-moi quelqu’un qui n’a personne dans son cœur, tout le monde peut y aller …
« tu glande en cours pck a 8h ta someil,11h ta faim,2h tu diger,5h té fatigué » -> ça me fait une belle jambe.
« si toi aussi sa t est deja arriver d oublier ce que tu voulais dire!!  » -> je voulais dire un truc à ce sujet mais je ne m’en souviens plus …
« revenir en arrière pour faire les choses différament. » -> citez moi un être humain sans regrets …
« Mieux vaut être avec moi, que mal accompagné ». -> plus de 200 000 de Français narcissiques …
« Moi aussi j’ai déjà créé/adhéré à un groupe qui sert à rien sur Facebook ! » -> NON SANS BLAGUE !

Je ne parle pas des fautes d’orthographes qui hantent ce site qui finit par devenir le miroir de notre société, partageant la population entre ceux qui sont pour / ceux qui sont contre, et créant des phénomènes alternatifs, comme faceploucs, qui ridiculise de manière caustique certains propos tenus (vos « amis » sont-ils réellement vos amis ?).

Sortie à Lourdes : ha ce vieux téléphérique …

Téléférique du Béout

Evitant la cohue du côté des sanctuaires (faudra quand même que j’y retourne c’est joli), je me suis plutôt tournée vers le funiculaire et son Pic du Jer. Et vivent les rimes en “aire”.

Pour les gens cultivés, on se rappellera qu’autrefois Lourdes comptait, en plus de son funiculaire, deux téléphériques : celui du Pibeste et celui du Béout (C’était même un “téléférique”, en fait les deux orthographes sont tolérées – wai comme je deviens trop cultivée avec Wikipedia ! ). Pour les moins cultivés j’explique la différence entre les deux concepts : un téléphérique, c’est suspendu à un câble, dans le vide (si ça tombe, on est mal barrés). Le funiculaire, lui est sur rails, est il est tracté par un câble, mais sur le sol (là ça peut pas tomber …). Bon, bref je m’éloigne du sujet.

Celui du Pibeste, il a fermé avant que je naisse. J’ai par contre de lointains souvenirs de l’autre. Je me souviens qu’il a fermé vers 1990, et que les cabines sont longtemps restées suspendues aux câbles. Jusqu’alors j’avais le vague espoir de le voir un jour rouvrir, que des travaux allaient être faits, et que je pourrai me repointer au sommet du Béout. J’étais même sur le point de mettre un cierge à la basilique, de demander une faveur, un miracle, dans la grotte, de prendre de l’eau bénite !

Samedi j’ai compris que je ne le prendrai plus jamais … le propriétaire du téléférique était un indépendant, et il n’avait plus les moyens de mettre aux normes toutes les installations. Alors entre fermer l’entreprise et voir un jour une cabine se décrocher avec des gens dedans, le choix est vite fait. En 2000, les cabines et les installations filaires ont été démontées, et l’une d’entre elles fut exposée sur le parking du funiculaire. Quelques années après, la mairie de Lourdes n’a rien trouvé de plus intelligent que de l’envoyer à la féraille. La gare du bas est devenue un entrepôt de surgelés (on voit toujours l’enseigne “Téléférique du Béout”), et la gare du haut gît, désaffectée, sinistre et pleine de souvenirs de ma petite enfance …

J’ai pu néanmoins re-découvrir les joies de ce fameux funiculaire, avec ses miroirs déformants au sommet, et sa grotte, dont la galerie a été construite artificiellement. Cette grotte est plaisante à découvrir, avec deux gouffres, une petite cascade, des chauves-souris, des stalactites (qui tombent), et des stalagmites (qui montent). Et au sommet du Pic du Jer se trouve une vue imprenable sur Lourdes et les alentours.

Evidemment, comme votre webmaster est toujours très maligne, j’ai oublié de charger mon appareil photo donc il y aura pas de photo de cette jolie excursion. :’ Mais pour me faire pardonner, je vous fais part de ce lien, qui comprend de jolies photo de ce feu téléphérique.

[Les redifs de Nowel] Le Museum d’Histoire Naturelle a rouvert …

Originellement paru le : 26 fév. 2008

Depuis un bon bout de temps. Mais je n’ai pas eu le temps d’écrire un post là-dessus, j’avais ma tartiflette au four.

Moi le Muséum, la première fois que j’y suis allée, c’était pour une sortie scolaire en quatrième. Le thème de l’époque c’était le miocène, les phacochères et autres bestioles. A l’époque il ressemblait pas mal au Muséum de Marseille (palais Longchamp) avec des animaux empaillés poussiéreux et d’autres trucs qui vous faisaient penser que vous étiez dans un endroit à part, une sorte de sanctuaire de la science. L’endroit n’était quasiment fréquenté que par des étudiants.

Quand je me suis installée à Toulouse en 2000, mon premier souhait a été de le revisiter. Mais les portes étaient closes, j’ai sonné à la conciergerie : “le Muséum est fermé pour travaux. Oulà il ne rouvrira pas avant 2003-2004 ! “. Gloups. je me voyais déjà avec le calendrier des quatre prochaines années en train de barrer patiemment les jours.

On passera donc les années qui s’ensuivirent, l’explosion d’AZF qui a fragilisé le bâtiment bancale, l’éléphant qu’on n’a pu sortir et qu’on a nettoyé sur place, et les dates d’ouverture qui ne faisaient que reculer. Passons les premiers jours d’inauguration où je n’ai pas voulu entrer pour ne pas affronter mon agoraphobie. Je n’y suis allée que la semaine dernière en fait.

Mon verdict ? Bien. Mais un poil déçue. C’est sympa car les enfants n’ont plus peur de venir, c’est gai, mais il manque cruellement les légendes des bêtes exposées, je n’ai pas compris ce que venaient faire la famille des couteaux dans la salle “généalogie”, ou encore les cachous Lajaunie dans la première salle (oui c’est Toulousain, et … ?). Il fait trop musée de pacotille avant-gardiste (genre “on essaye de le faire ressembler au Musée des Sciences à Londres, mais on essaye quoi.) maintenant, avec la conclusion de la dernière salle culpabilisante : “vous voyez, tous les jolis trucs que vous avez regardés ben vous allez les détruire !!!” … ça fait penser au musée dans la chanson à Zazie … après j’ai eu l’air “je suis un homme de cro-magnon, je tourne en rond, je suis le roi des cons” dans la tête pour toute la journée. Moi j’aurais bien aimé qu’on garde un peu de l’aspect ancien qui caractérisait le Muséum, et que l’escalier en marbre soit conservé (l’escalier final est en ciment, horreur !!!).

La aussi faut que j’y revienne. Avec mon appareil photo.

Sidabitball ou la chip-music

sidabitball_digipackFrontJ’ai découvert ce nom il y a environ deux ans.

Sidabitball, alias Pierre Bocquet, c’est « un monsieur très discret derrière trois poils de barbe et un t-shirt de geek. ». Le ton est donné : sa musique n’est que séquençage sous fond de sons 8 bits (Chip-tune, le son des puces si vous préférez) : vous souvenez-vous de votre Gameboy ? Lui joue sur la sienne moult vieux titres, allant jusqu’à reprendre du Brassens.

Son album-compile fait penser aux vieux MO5 qui trainaient dans mon école, il pousse le vice jusqu’à packager ses premières ébauches de CD dans des pochettes pour disquettes 5¼ (source Fluctuat.net).

Je vous invite à découvrir cet artiste sur son myspace et sa page officielle, qui a autant de charme qu’un bon portail Minitel, dans ses dernières heures de gloire.

Discographie :

  • Grotesque (2008)
  • SidAbitball Selected Chip Tunes (2008)
  • We’re the operators: 8-bit Kraftwerk covers compilation (2007)

Et il a même poussé le vice jusqu’à reprendre les classiques de l’Eurodance :

Ha oui chose importante : ses titres sont disponibles en téléchargement légal et GRATUIT, sur LASTFM en l’occurence.

Dans le genre chiptune mais plus hardcore, ceci n’est pas mal : www.myspace.com/nullsleep