Scotland, ho Scotland !

Avant j’avais des préjugés sur l’Écosse, j’imaginais la campagne marécageuse baignant dans son brouillard, avec un type en kilt jouant de la cornemuse au sommet d’une montagne. Puis quand certains amis y sont allés, la tête plein de bons souvenirs, et leur Facebook pleins de belles images, je me suis dit « pourquoi pas ».

Parce que l’Écosse ce n’est pas que ça.

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Whishing your wishes came true …

Ce que j’ai aimé en Écosse :

  • Leur esprit chauvin et leur attachement à leur terre, la nature
  • Les châteaux et légendes qui ne faillissent pas à leur réputation (à Édimbourg, les kiosques servent à servir des « Ghost Tours », des « Murderers Tours », des « Harry Potter Tours » et j’en passe)
  • Le haggis (estomacs sensibles s’abstenir). Parce que l’idée de manger de la panse de brebis farcie peut rebuter, mais ça doit se gouter au moins une fois dans sa vie
  • Le saumon fumé à haute doses et à prix réduit (le saumon est en Écosse ce que le vin de France représente chez eux)
  • Portree, petit port tellement mignon
  • Les costumes traditionnels
  • Les Highlands, des paysages qui vous coupent le souffle …
  • Le sentiment de sécurité dans la Vieille Ville d’Édimbourg, et ce à toute heure
  • Écouter les Edimbourgeois parler de l’expression française « gare à l’eau » qu’ils prononcent « gardalouuuuu »
  • Le château d’Eilean Donan <3
  • Le pipebag-rock : comment les Écossais allient le contemporain et le traditionnel

  • Les petits pubs dans les petites traverses, pas bondés, à l’ambiance tellement familiale

Le moment de solitude :

  • Même peu familiarisée à écouter de l’anglais (même si j’ai préparé il y a quelques mois le TOEIC), j’arrive à comprendre ce que l’on me dit si je me concentre. Toutefois on a ce sentiment proche du sudiste qui débarque chez les Ch’tis : « Oh pétard c’est ça l’accent écossais ???!!! ». Oui l’accent écossais est une œuvre de Satan : les syllabes sont avalées, les R roulés. Comme référence, écoutez la voix originale de Willie le jardinier, mais en VO. Voilà. L’accent écossais c’est ça.

Jawohl, wir können !

Ce que j’aime bien à Berlin :
– Absence de portiques dans le métro (« U-Bahn »), ce qui revient à exprimer qu’il existe une délinquance moindre qu’en France. J’avoue, j’ai même voyagé en fraude involontairement jusqu’à ce que je voie une grosse machine avec le mot « Fahrkarte » … un moment de solitude …
– Les pistes cyclables en abondance
– La politesse des gérants d’hôtel
– La gastronomie (la Currywurst <3 )
– La bière
– L’abondance de spots d’exploration urbaine où seule la nature se charge de dégrader les murs
– La faculté de pouvoir reconstruire ce qui a été bêtement démoli
– La gastronomie (je crois l’avoir déjà dit, mais j’insiste)
– L’honnêteté des chauffeurs de Taxi quand on s’envoie dans un trou paumé et que ce dernier se trompe de direction (j’ai l’habitude de me perdre dans les confins de ce pays)
– L’Oberbaumbrücke, si joli avec ses tours en brique rouge, ça me rappelle Toulouse …

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Oberbaumbrücke, ou le « pont de l’arbre par-dessus » la Spree … <3

Puis on a beau dire, la langue allemande ce n’est pas la pire. D’accord elle ne chante pas aussi bien que l’italien ou les autres langues latines (il paraît que le Français est la langue de l’amour), mais comparez un peu avec le Néerlandais, par exemple, et là vous ne pouvez pas test car je suis toujours incapable de dire « goedemorgen ! » sans risquer une éventuelle fracture de la langue.  Au moins « Guten Tag ! » c’est simple, rapide, et prononçable. Et en plus il y a un mot pour tout, par exemple on n’a pas de mot similaire pour « Schadenfreude ». Donc l’Allemand a du charme, qu’on le veuille ou non.

Depuis le début de l’année, par peur d’un gros regret, celui de ne jamais avoir appris la langue de Goethe, et malgré quelques tentatives en achetant des livres qui n’ont pas eu leur effet, j’ai décidé de sérieusement m’y mettre. Vraiment, poing frappé sur la table.
J’ai abandonné l’idée des cours du soir, vu que la journée je travaille, et j’ai plutôt envie, à 19 heures, de me caler sur le canapé avec un verre de vin, trois cacahuètes, et le chat sur les genoux, plutôt que de continuer à voir des gens et manger à pas d’heure, et dépenser des sommes astronomiques (je suis assez radine dans l’âme).

J’ai donc trouvé Babbel, LA plate-forme qui me convient, avec des exercices variés interactifs : photos mnémotechniques, répétitions de mots et phrases, leçons de grammaire à level progressif, et vocabulaire fourni. Puis si vous êtes un minimum sociable, vous pouvez même vous faire des correspondants Allemands. Et ça pour une somme dérisoire. Ce qui me permet de pouvoir étudier à ma pause de midi, ou me caler une petite demi-heure au lit avant de dormir avec mon MacBook. En parallèle, j’ai commandé sur Amazon, les DVD de « Berlin Tag und Nacht » (j’en avais déjà parlé vite fait) qui me permet d’apprendre des mots de la vie (la vraie), ce qui a pour avantage de conforter mes connaissances sur le canapé, avec un verre de vin, trois cacahuètes et le chat à côté. Tout me sied à partir de là.

Ce qui a donné qu’en mai je pouvais me réjouir de pouvoir tenir une conversation basique, ce qui a pu me provoquer une certaine satisfaction.

Ich mag Deutsch sprechen …

J’ai visité pour vous … le MuCEM …

Petit brief :

Le musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM) est un musée national situé à Marseille en France. Il ouvre le 7 juin 2013 lors de l’année de la Capitale européenne de la culture.

Se définissant comme un « musée de société », il est consacré à la conservation, l’étude, la présentation et la médiation d’un patrimoine anthropologique relatif à l’aire européenne et méditerranéenne, à partir de collections d’origine internationale et de recherches tournées vers une approche transdisciplinaire, concernant les sociétés dans leur totalité et dans l’épaisseur du temps. Au delà des collections, le MuCEM a pour vocation de fonctionner comme un forum, un lieu de débats, où les présentations de référence et les expositions temporaires s’articulent autour de grandes questions de société.

Depuis le temps qu’il avait ouvert, je me devais trouver un temps pour le visiter. Donc, je vous fais partager ici mon vécu, mon ressenti et mes impressions … J’en ai profité une après-midi où je devais aller au Frioul, mais comme les bateaux ne circulaient pas, j’ai amorti cet après-midi différemment …

L’aspect extérieur

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Plan large sur le massacre

Depuis le début de sa construction j’ai toujours trouvé ce blockhaus …. heu comment dire … moche ? horrible ? atroce ? Il défigure le port de Marseille et cet enchevêtrement de métal et de verre est en parfaite discordance avec l’architecture de la Major. Un peu comme si des weshs rappaient dans un opéra en fait, vous voyez … Longtemps son architecture m’a rebutée pour y entrer. De plus sa construction a définitivement mis un terme au parc d’attraction annuel qui se déroulait là. Mais au bout d’un certain temps de latence, je me suis dit qu’il fallait passer au-dessus de ce préjugé et aller au bout des choses.

Les entrées

Je vous déconseille vivement d’entrer par l’esplanade du dessus, car vous n’allez pas comprendre où vous vous trouvez. Pour ma part, j’ai défilé à travers un dédale (okay on est donc dans le thème de la méditerranée, dédale, labyrinthe, mais j’ai juste oublié d’amener mon Fil d’Ariane). Passant par là, vous entendrez des gens s’extasier sur la beauté des matériaux de construction des murs intérieurs. En gros, c’est du béton, du béton, du plastique et du métal, avec des escaliers et des couloirs de partout. Du noir et du gris, pour rester dans l’originalité des musées modernes. Donc, quinze minutes après, je trouve le Graal : la billetterie.

Le musée

Là on me délivre mon billet et également un badge autocollant que je me dois de ne pas égarer. Dans la première salle, alors qu’on ne m’avait rien dit, un des employés vient me solliciter pour mon sac à dos : je suis obligée de le porter soit à la main (sauf que c’est le sac photo qui pèse quelques kilos, et je veux encore attendre avant une éventuelle opération du canal carpien – il parait que ça fait mal, de se faire opérer) soit sur le ventre. « On ne vous a rien dit à l’entrée ? » « Heu non … ». Donc je change la position du sac. Je remarquerai après, que si j’avais eu pour ma part le respect de ranger mon appareil photo dans son sac d’autres ne se gênaient pas pour dégainer leurs APN pour shooter deux trois statues. Admettons. Plus tard, j’égarerai mon badge qui s’est décollé inopportunément … ça colle pas des masses … heureusement je garde toujours sur moi mon billet.

Alors il faut comprendre qu’il y a plusieurs expositions dans ce musée : il y a « La galerie de la Méditerranée » qui est permanente, et actuellement on peut trouver : « Le Noir et le Bleu. Un rêve méditerranéen » ainsi que « Au bazar du genre ».

Pour la première expo, je ne renie pas son intérêt, mais il faut aimer l’art ancien. Personnellement je ne suis pas férue. Mais ce n’est que mon avis. La deuxième expo, plus historique, est assez sympa à voir. Mais alors que je montrais un intérêt certain pour la troisième expo, et que je m’approchais de la salle, l’employé me refuse l’accès : « désolé, on est obligé de fermer la salle, une vitre est sur le point de tomber … ». Mwahahahahaha. Elle est bonne ta blague, petit marrant.

Ha mais non ce n’était pas une blague.

Je repars, plutôt contente que mes avantages actuels (je suis en recherche d’emploi) m’aient permis d’obtenir gratuitement l’entrée.

Conclusion : heuu j’demande l’avis du public … ?

L’idée de ce musée est certes intéressante et il fallait la concevoir. La qualité des expos vaut le détour, enfin du moment qu’on y a accès.

Cependant ce musée est pour moi :

– moche : oui je le trouve affreux, hideux, puant le béton et le plastique. Je ne m’extasierai jamais sur ce blockhaus qui est une verrue extérieure et qui intérieurement, est froid, sans âme et nullement représentatif d’une ville chaude comme Marseille.
– une blague : non seulement il est moche mais mal agencé. On se sait pas où on se trouve, on arpente les couloirs, les escaliers à la recherche d’un point pourtant simplement situé. De plus, à mes yeux, si on ferme une exposition sur trois, le billet n’est pas amorti.

Et toi ? tu as visité le MuCEM ? Alors vasy, lâche tes coms !!! (heu c’est une boutade, hin.)

J’ai visité pour vous : Paris, Montmartre

Je ne pouvais pas évidemment visiter Paris sans passer par ce petit pèlerinage.

Déjà, mettons-nous dans l’ambiance :

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Basilique du Sacré-Coeur
Basilique du Sacré-cœur

« Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain » c’est la magie de mes 20 ans … une certaine part de ma vie d’adulte qui a commencé par la découverte sur nos grands écrans de ce film, que je ne me suis jamais lassée de revoir.

Funiculaire de Montmartre
Funiculaire de Montmartre

J’ai commencé mon périple par la montée du Sacré-Coeur via le funiculaire, qui m’a monté tout droit au niveau de la Basilique. L’ambiance y est bobo-hipster et foraine, des théâtres et des mimes (oui comme dans le film) y font des spectacles. Il n’y a cependant plus de cabine téléphonique.

En descendant la Butte, nous arrivons au quartier de Pigalle (ce qui explique pourquoi Nino travaillait dans un sex-shop, si on veut bosser dans le quartier, on y prend ce qu’on y trouve, je confesse d’ailleurs avoir fait un intranet pour ce genre de commerces à l’époque où les vaches étaient maigres …).

Il y a des endroits cependant sympas à découvrir : non seulement le Moulin Rouge, mais également le fameux Bistrot du Chat Noir qui hante les plaques décoratives métalliques dans les magasins …

Moulin Rouge
Moulin Rouge
Bistrot du Chat Noir
Bistrot du Chat Noir
Bistrot du Chat Noir
Bistrot du Chat Noir

En remontant la rue Lepic, on tombe nez à nez au Café des deux moulins : le fameux café du film … ambiance … la première chose qui m’a frappée c’est qu’en vrai, le tabac de Georgette n’existe pas, ou plus, du moins il n’est pas présent. On y retrouve toutefois tout le décor, le bar est bondé de monde qui photographie la salle à tout va, les barmen sont super dynamiques et ils vous font le meilleur chocolat chaud que je n’ai jamais bu, il vous le font avec du vrai chocolat fondu et pas de la poudre de cacao …

Café des 2 moulins
Café des 2 moulins
Salle des 2 moulins
Salle des 2 moulins
Bar du café
Bar du café
Chocolat du café
Chocolat du café

Bref, cet après-midi m’a laissée songeuse, mais je n’ai pas eu le temps d’aller à la Gare de l’Est. Peut-être que l’Amour de ma vie était en train d’assembler des bouts de Photomaton pour compléter son album, et me guettait du coin de l’œil … pas grave ça attendra …

Dans le prochain épisode, je vous narrerai un autre quartier qui ne m’a pas laissée insensible …

J’ai visité pour vous : Paris, Le Marais

Voilà : comme je vous en avais déjà parlé je rentre tout fraîchement de Paris. J’ai pu admirer entre autres, et sans la légendaire pluie le joli quartier de Montmartre, Pigalle, et surtout : le Marais. Donc je vais vous raconter tout ça avec comme illustrations de joliiiis Instagrams que j’ai pris en pensant à vous. Si vous n’aimez pas Instagram vous n’avez rien à faire ici …

Le Théâtre du Point-Virgule
Le Théâtre du Point-Virgule

Alors comment vous dire ? j’ai été un poil déçue. Je m’attendais à trouver des rainbow flags un peu partout dans les rues, avec que des boutiques pour les gays, comme le film Poltergay avec des boites gays, des bars gays, des sex shops gays, des homosexuels gays … okay il y a tout ça mais c’est super discret en fait. De là à m’attendre à de grandes banderoles « bienvenue à gayland », peut-être pas. Mais le seul indicatif qui m’a mis la puce à l’oreille a été mon gaydar 90% infaillible qui bippait et les petits autocollants « Approuvé par le SNEG » qui étaient sur les portes d’entrée. J’ai eu mon doute confirmé quand je suis passée devant la boulangerie qui vendait ses fameux Zizi-chocs.

Lomographes.
Lomographes.

En fait la journée c’est une rue super commerçante avec des boutiques très sympas je dois dire, dont une qui a eu mon coup de cœur, car elle est spécialisée dans la vente de Lomographes … ce sont des appareils photos à pellicule pour les nostalgiques, et on y retrouve même le format 110 !!! Alors je me suis retenue pour ne pas succomber, car je trouvais que c’était un peu cher de lancer 65 à 100 euros pour un appareil certes trooooop mignon mais qui implique tous les aléas de l’argentique, en sachant que 5% des photographes des années 2013 font du développement de pellicules. Pour les moins de 20 ans : demandez à vos parents comment c’était la photo, avant. Pour le moment je me contenterai de mes applis sur mon téléphone mobile.

Bar "Les Jacquasses"
Bar « Les Jacasses »

Le soir l’ambiance se décoince, les passants sont jeunes, 25-35 ans, look bobo ou hipster c’est selon.

J’ai diné au Feria Café dans lequel des serveuses très charmantes vous servent le meilleur des guacamoles (après le mien). J’ai ensuite enchainé dans la rue des Ecouffes (qui contient à elle seule trois établissements lesbiens) avec Les Jacasses, bar pour filles qui vous servent du très bon vin. Ambiance très conviviale, à peine la porte poussée je me suis faite des potes, dont un gars hétérosexuel (je connaissais le concept des « filles à pédés », j’ai appris celui les « mecs à goudous »). Donc ne vous fiez pas aux avis négatifs que vous avez pu voir sur ce bar, c’est super, à tel point que j’ai revu mes préjugés sur la froideur des parisiens. La soirée s’est terminée au So What, mais il faut aimer le milieu (donc c’est pas gagné pour ma part), l’endroit est exigu, tout le monde dans son coin, heureusement que j’avais mes potes d’un soir pour m’amuser, mais je ne pense pas y retourner.

L'assiette Brunch du 4Pat
L’assiette Brunch du 4Pat

Le lendemain, pour vous faire déculpabiliser de vous être réveillée à midi, les établissements du quartier vous proposent un concept merveilleux le dimanche matin : le Brunch. Aux 4Pat (no kidding, les patrons vous annonceront même « Restaurant à 4pat bonjour » si vous les appelez), ils vous proposeront une assiette superbement décorée, vous avez le choix de boire votre jus de fruits au verre ou au biberon (je n’ai pas osé cette dernière option). Vous sortez d’ici rassasiée, c’est super bon, les frites craquantes comme je les aime … et si vous ne terminez pas, Guillaume vous rappellera à l’ordre : « Ben alooooors … les frites, les saucisses, les concombres … vas-y, mange le concombre, c’est bon le concombre ! ».

Dans le prochain article, je vous raconterai Montmartre, et l’endroit incontournable quand on s’appelle Amélie : le café des 2 moulins.

Le fabuleux magret en cocotte de Chez Dupont

Si vous vous promenez sur les coteaux de Castelnau-Magnoac (65), vous avez certainement entendu parler du Restaurant Dupont, qui vous propose une magnifique cuisine du terroir dans un cadre qui n’est pas sans rappeler les villas de campagne environnantes.

La pièce est meublée avec goût : de belles portes anciennes en châtaignier, des collections de saucières, de clarines et de casseroles de cuivre d’autrefois. On retrouve le même personnel fidèle au poste depuis des décennies, ce qui est bon signe… Madame Dupont me raconte qu’une serveuse venue ici à l’âge de 16 ans du temps du grand’père et qui a maintenant 83 ans, Louise Zanetta, revient chaque dimanche, se met dans un coin de la cuisine et épluche l’ail et les oignons, pour son plaisir. La maison doit être bonne !

Cette maison vous proposent entre autres sa spécialité : le magret de canard en cocotte. Si toutefois vous êtes loin de ce restaurant et que la curiosité vous titille, voici la recette de ce fameux magret, qui est loin d’être une recette ancienne :

Le magret était jadis le plus souvent voué au confit. L’exemple de préparation décrit ici est issu d’une tradition récente datant du début des années 70 où les restaurateurs gascons l’emploient frais, grillé comme on le préparait quelquefois dans les campagnes. C’est en 1973 que Pierre Dupont crée le Magret en cocotte, devenu spécialité incontournable de l’Hôtel Dupont et qui curieusement semble déjà faire partie de l’héritage de nos grand’mères tant il s’intègre bien dans le paysage gourmand local.

Ingrédients pour 6 personnes

– 4 magrets de canard, mulard si possible,
– 1 Kg de pommes de terre qui se tiennent bien à la cuisson, charlotte, par exemple,
– Un gros oignon, de préférence de Trébons si c’est la saison,
– 1 tranche de ventrêche (poitrine de porc salée et séchée).

Préparation

Faire des incisions rapprochées sur la peau qui recouvre la partie grasse du magret en dessinant avec la pointe du couteau un quadrillage n’atteignant pas la chair.
Émincer les pommes de terre en rondelles de 3mm d’épaisseur et l’oignon en rondelles plus fines encore.
Détailler des lardons dans la ventrêche.
Placer les magrets côté peau dans la cocotte. Chauffer de façon à saisir la viande, car elle ne doit pas perdre son jus, et à faire fondre la graisse. Durée quelques minutes : la peau réduit de volume et prend une belle couleur caramel. Retourner les magrets, juste pour les saisir un peu sur l’autre face.
Les retirer de la cocotte et les mettre sur un plat d’attente.
Faire « compoter », c’est à dire cuire à feu doux non couvert, les lardons et les oignons dans la graisse des magrets pendant une vingtaine de minutes. Ajouter les pommes de terre en maintenant le feu assez doux, non couvert. Ne pas les mélanger; elles doivent « faire le gâteau », dit le chef et quand elles commencent à dorer, retourner les une fois, mais une fois seulement, avec une écumoire. Comptez 15 à 20 minutes de cuisson pour les pommes de terre.
Baisser le feu, placer les magrets qu’on aura découpés en tranches d’un cm d’épaisseur par dessus les pommes de terre, couvrir la cocotte et laisser étouffer l’ensemble quelques minutes.
Au moment de servir, remettre le feu vif jusqu’à ce qu’on entende quelques crépitements.
Découvrir sur la table. La vapeur parfumée d’arômes produit un effet spectaculaire qui avive les appétits gourmands.

Croyez-moi, le fumet … c’est un pur moment d’extase. Voici une photo de ce que ça donne :

Sources : gersicotation.canalblog.com. Blog très intéressant, je vous le recommande.

Mais au fait, c’est où Chez Dupont à Castelnau-Magnoac ?


Agrandir le plan

Bienvenue chez les Teutons

Parce qu’il n’y a pas que la France profonde, non, non.

Il y a aussi l’Allemagne profonde : des petits villages proches de notre pays qui n’en démordent pas niveau images d’Epinal et lieux communs.

Un jour de décembre 2005 (le lendemain de Noel en fait), je me suis retrouvée à Sinsheim, minuscule bled situé dans l’ex-RDA dans le Land du Bade-Wurtemberg, pas trop loin de Stuttgart en fait.

La petite auberge pittoresque en question.

Pour trouver un hôtel pas cher là-dedans, quand soi-même et les gens qui vous accompagnent ne parlent pas un mot allemand, c’est un peu comme partir à Khô-Lanta, on ne sait pas sur quoi on risque de tomber. Surtout quand le Taxi vous dépose dans le village voisin (comment ça c’est si loin, Adersbach ?) … et qu’on tombe sur une petite auberge pittoresque du genre (mais il y a des gens vivants dans le coin ???). Remarquez bien les enseignes avec la bière dessus.

Il faut savoir que aller là-bas c’est : avion jusqu’à Paris, train de nuit Paris-Stuttgart et divers petits trains de campagne qui amènent à destination. On est content quand on arrive.

A l’intérieur nous trouvâmes le gérant de la maison. Allongé sur le banc qui jouxtait la cheminée de la salle à manger. Sans que nous ne comprenions pourquoi, il s’est mis à vociférer divers mots en allemand, que nous ne comprîmes évidemment pas. En fin de compte, il s’est levé péniblement en se frottant les yeux, j’ai pris de mon sac un carnet et un crayon pour écrire mon nom, ou n’importe quoi qui puisse me faire comprendre vis-à-vis de ce monsieur qui n’avait visiblement pas les yeux en face des trous. Là nous nous sommes dit « pas la peine » et on se voyait déjà cherchant pitoyablement un hôtel dans une région ou même l’anglais était incompris des autochtones (Alors qu’on croyait que c’était notre seule bouée) ! Ce dernier nous fait signe au dernier moment de revenir (ça y est ses synapses se sont reconnectées à ses axones, hourra !) et monte les bagages dans notre chambre ! Il aura fini par se justifier : « Ze Zuis désSolé, je beauKoup Puvé Fous saFez … ». Oui notre hôte parlait français, au fond il était sympathique, et l’auberge était correcte.

Bière qui coule n’amasse pas mousse.

Sitôt passées ces entrefaites il faut se rendre à l’évidence : quand l’hiver vous séjournez en Teutonie Profonde, c’est tout à fait inutile de faire un quelconque geste pour ne pas grossir. Pour ma part j’ai pris 3 kilos là-bas. Vous n’échapperez pas aux bretzels au beurre dans les boulangeries, au chou, aux saucisses (par contre on ne sert pas de choucroute, trop élaboré, c’est pour les citadins et les touristes et nous ne sommes pas dans une région à touristes), aux pommes de terre gratinées et surtout, à la bière … moult choix de pressions qui font le charme de ce pays.

La plupart des autochtones que vous croisez là-bas sont typiques : souvent bien en chair, le teint rougeâtre et la grosse moustache sont de rigueur.

Locomotion : on y trouve des autobus dans ce village, mais attention il faut savoir que chez eux, le 26 décembre, c’est aussi férié, Noel ça dure deux jours ! (et il passe deux fois aussi le Père Noel ? ô_O)

Le temps : en hiver, on n’y échappe pas. Je ne me suis doutée de rien le premier jour, mais le deuxième ma joie fut intense en constatant une chute de neige d’au moins trente centimètres qui s’est produite la nuit. Et il fait FROID : prévoyez les grosses chaussettes.

Et pourtant … un train peut en cacher un autre …

Je suis venue à Sinsheim pour profiter d’une boite de nuit très branchée : le Kinki Palace, et ainsi rencontrer mon idole de toujours … DJ Klubbingman (un nom à coucher dehors je sais …) ! Hé oui, il y a des jeunes dans ce pays.

Musée Technique de Sinsheim

Et surtout, pas mal de gens connaissent Sinsheim pour son fabuleux Musée Automobile et Technologique, dans lequel des voitures de collection de tous âges sont exposées, mais également des vestiges techniques de guerre volants et roulants. A voir absolument ! (La photo n’est pas de moi).

Alors oui l’Allemagne profonde a son côté kitch traditionaliste qui donnerait presque envie de s’attendre à voir débarquer un Allemand en bermuda à bretelles, petit chapeau et choppe de bière à la main, mais cette touche est balancé par un modernisme et un avant-gardisme qui coupe le souffle. Ce sont eux les meilleurs !

Attention : ça suprend de se faire réveiller dans le train par la Police Allemande à la frontière « PAPEREN FRAULEN BITTE !!! ». Pas tirer, pas tirer, calme, gentil, voilà.

Et sinon c’est bien beau mais c’est où, Sinsheim ? C’est par là :

Le Château de Cassaigne

Visitez avec moi un des lieux pittoresques que vous pouvez rencontrer ça et là … aujourd’hui le Château de Cassaigne dans le Gers (département réputé pour son inestimable Terroir). Je vous suggère de mettre cette petite musique baroque avant de lancer la lecture de l’article :

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Le château de Cassaigne, ancienne résidence des évêques de Condom est le troisième château le plus visité du Gers.

Chateau

Le premier château fut bâti en 1247 par Montassin de Goalard, abbé de Condom. Il devint ensuite la résidence de campagne des évêques de Condom.

Il fut reconstruit à partir du XVIème siècle, sa façade datant du XVIIIème. Il fut racheté à la Révolution par l’ancien intendant des évêques. Ce sont ses descendants qui sont encore aujourd’hui les propriétaires…

Le chai

Entouré de plus de 30 hectares de vignes (raisin blanc mais également du rouge, qui permet l’élaboration de Floc de Gascogne et de vins), il est devenu un des hauts lieux de l’élevage de l’Armagnac (partie du Gers qui englobe notamment Eauze et Condom).

L’attrait principal du château est la visite du chai, spacieux, dans lequel sont entreposés de nombreux fûts qui permettent aux alcools de mûrir.

Visitez les pièces (cuisine à l’ancienne …), la salle d’exposition, et terminez votre parcours dans la boutique où vous pourrez enrichir votre cave personnelle par des cuvées allant de 1940 à aujourd’hui, et si le cœur vous en dit, une dégustation gratuite vous est proposée.

Florilège d’arômes
Boutique
Armagnacs

Mais où se trouve donc Cassaigne (maintenant que je vous ai bien mis l’eau l’armagnac à la bouche) ? Alors c’est là, en fait (et sur place le château est indiqué via des panneaux) :

Site web du chateau : chateaudecassaigne.com
Bonne visite !