Marseille, la SPA le chat et moi …

Cela fait des années que je rêvais d’un chat. Je voulais avoir un chat, j’étais en béatitude devant les lolcats, en pamoison devant ceux des amis.

Souvent les geeks choisissent des chats comme animaux de compagnie, je pense que le chat est en moyenne plus intelligent qu’un chien. Puis on n’est pas obligé de le promener. Puis ça ne pue pas. Puis c’est gentil et câlin et tout mimi. Bref. Je n’aime pas les chiens. Je voulais un chat.

L’Internet est fait de chats :

J’avais deux options : le refuge du Chat Libre et la SPA. J’ai pensé au trajet, au stress de la pauvre boule de poils sur le chemin du retour, j’ai opté pour le plus proche : la SPA.

La SPA à Marseille est située sur les hauteurs de La Valentine, c’est un coin isolé où on n’est plus trop sûr d’être encore à Marseille, surtout qu’il avait neigé et quand on passe devant le Chalet Suisse : on se demande si on a pas subi une téléportation entretemps. Puis on est rapidement guidé par les aboiements des chiens. On arrive à l’accueil et on est gentiment accueilli par deux chats et trois toutous qui vous souhaitent la bienvenue. Puis vient le tour de l’accueil :

« Bonjour, vous désirez ?
– Oui bonjour, voilà j’voudrais adopter un chat s’il vous plait.
– Veuillez patientez, je vous amène quelqu’un. »

J’ai un peu attendu mais j’imagine qu’il sont débordés par toute la joyeuse bande d’animaux à adopter. C’est la vétérinaire qui est venue, je lui ai reformulé ma demande est nous sommes allées aux présentations, je n’avais que l’embarras du choix … après c’est assez difficile de voir ces minous en cage, malgré cela j’ai trouvé que l’ensemble du personnel reflétait l’amour pour les bêtes, je leurs fais confiance pour ce qui est de l’occupation en attendant des âmes charitables qui souhaitent augmenter leur karma comme moi. Pour le reste, malheureusement ils n’ont pas le choix.

Au bout de dix minutes, on m’a présentée à un petit matou tout noir, un « vrai moteur diesel » dixit la vétérinaire. Je l’ai regardé, le chat m’a regardée, j’ai souri, le chat a cligné des yeux, j’ai caressé le chat, le chat a ronronné. Bref. J’avais eu le coup de foudre. J’ai toutefois tenu à voir le reste des minous, mais dans ma tête le choix était fait, en dépit du regard effrayé d’une gamine « papaaaaaa, la dame elle a pris un chat noiiiir c’est une sorcièèèèère ».

Le chat en question est un Ciotadien de huit mois capturé par la fourrière, qui a quand même fait le trajet jusqu’à Marseille pour le ramener, lui épargnant une mort douloureuse et injuste. Aujourd’hui il est donc chez moi. Il faut savoir que la SPA vous livre contre 150 euros un chat adulte, mais qui plus est pucé (ça remplace le tatouage), castré et vacciné. On vous fournit un « passeport » c’est un peu comme le carnet de Santé à nous humains, avec plein de rendez-vous vétérinaires à honorer. Rentrée à la maison, j’ai eu également la bonne surprise de voir qu’il était propre et qu’il savait où faire ses griffes. Je dis donc un bravo à la SPA de Marseille pour son travail actuel (il semblerait qu’elle n’a pas toujours eu bonne réputation) et je leur souhaite une bonne continuation dans ses œuvres.

Bref. J’ai adopté un chat.

Et en plus il se range de lui-même dans les étagères !

 

 

Toutes les bonnes choses ont une fin …

Dans pas mal de métropoles de France j’ai constaté le phénomène.

Adieu, librairie (photo ladepeche.com)

Cela a commencé à Toulouse : la célèbre librairie Castéla, implantée depuis des dizaines d’années sur la place du Capitole a fermé définitivement son rideau, suite à des problèmes de loyer exorbitant. Le magasin n’avait pas retrouvé de repreneur. Pourtant … les Toulousains l’aimaient leur librairie, quoi. Je me souviens d’heures passées à déambuler entre les différents rayons, feuilletant le dernier Werber, ou des livres de photos. Parfois même rien que pour le plaisir de sentir l’odeur du papier, après une dure journée de cours … je dois pas mal d’éléments de mes étagères à ce magasin. j’ai tiré une larme en apprenant sa fermeture. Tant pis. Je te regretterai, librairie, temple de la culture ignoblement remplacée par une boutique de téléphonie mobile. Notez : livres -> téléphonie mobile.

A Marseille, j’ai appris une autre fermeture d’institution : la boutique Zig-Zag, la seule boutique de cadeaux, gadgets, farces et attrapes du centre-ville est en liquidation totale. Départ à la retraite bien méritée du gérant, pas de repreneur. Remplacée par une boutique de fringues. En plus, eux, ils n’ont pas eu d’hommage dans la presse alors qu’ils le valaient bien … Notez : objets originaux -> fringues.

Entre midi et deux, comme je travaille au centre ville, je suis allée acheter deux magazines. Je me suis rendue compte, dernièrement, que je ne lisais plus trop la presse écrite et que c’était bien dommage. Je m’étais embrigadée dans un facebookisme aigu, chronophage à outrance, regorgeant de propos informes et bourrés de fautes (sur ce coup-là j’vais perdre des amis mais c’est pas grave …). Du coup je me suis débranchée un peu.

Je me suis donc achetée « Science et Vie » et « Tecknic’Art », valeurs sûres de mon enrichissement culturel, dans cette grande maison de la Presse située sur le Vieux Port et dans laquelle je suis sûre de tout trouver. C’est la plus grande maison de la presse du centre-ville, d’ailleurs. Et même la future-ex-maison-de-la-presse. Ils vont fermer prochainement, dixit l’employée du magasin. Remplacée par un glacier. Notez : Maison de la Presse -> Glacier.

Que penser de tout ça ?

Moi je commence sérieusement à penser que voilà, les institutions locales et nationales poussent à la fermeture d’endroits originaux et culturels, au profit de temples du capitalisme, qui eux, poussent au formatage et à l’inculture, la désinformation par la pléthore d’information de peu d’envergure. Il suffit de voir les reportages récents ou de pauvres adolescents ne peuvent plus se concentrer et donc apprendre à cause de leur addiction aux SMS. Les gens ne sont plus trop d’accord, ça lasse de trouver des boutiques Orange ou Zara à tous les coins de rue. Malheureusement on ne peut rien y faire. Notez : le peuple -> les moulins à vent.

C’est pas grave, mes petits-enfants seront heureux quand même … à leur façon en fait. Ou pas. Je leur raconterai ces temps où leur grand-mère plongeait son nez dans un livre neuf et emplissait ses narines de cette odeur chimique mais tellement agréable …

Libération vs Logiciels Libres

Je n’aime pas le quotidien Libération.

Je ne l’aime pas car il s’attire une fausse image de « journal de gauche » pour attirer la sympathie du public qui se rapproche de ce côté. Et ça c’est pas bien du tout. Et de deux les sujets sont peu fouillés et superficiels.
Tout remonte il y a quelques années quand un chroniqueur a pondu ça. Et j’ai vu rouge.

Comment un journal DE GAUCHE peut-il pondre un article aussi capitaliste et hautement fallacieux que celui-ci ???

Première sornette : « Enfourchant la thématique à la mode de la gratuité communautaire« . Hé bien non Monsieur ! Vous avez tout faux. Un logiciel libre n’est pas forcément gratuit. Je vous fais une petite leçon de choses afin que vous compreniez : un logiciel libre est un logiciel dont les codes-sources sont accessibles, modifiables, et distribuables à un groupe, une « communauté d’utilisateurs ». C’est à dire qu’il n’est pas fermé à une seule entité corporatiste, il n’appartient à personne, donc renvoit aux notions de droits d’auteur. Pour parler d’un OS connu pour servir d’exemple, MAC OS X est LIBRE et PAYANT.

L’ouverture des codes informatiques peut être utile à la recherche, et le travail communautaire peut parfois contribuer à certains progrès technologiques ; mais peut-on durablement faire abstraction des enjeux économiques et notamment se mettre en marge du droit de la propriété intellectuelle ?

Il existe des entreprises dont les besoins sont spécifiques. Acheter des logiciels, des plug-ins, des widgets peut se révéler couteux en terme de temps et d’argent, la contrainte est non-négligeable ! Pourquoi ne pas prendre un outil existant pour le mettre à sa sauce, voire éventuellement le revendre sous licence GPL, bien évidemment (pour info je ne vois pas le sigle dans l’article). La pratique est de plus en plus courante en SSII.

Au niveau du particulier, les logiciels coûtent trop cher. On ne va pas me faire croire qu’il achète ses logiciels. Il y a deux alternatives :
– Il pirate les logiciels propriétaires (pas bien)
– Il cherche son alter ego libre et gratuit, qu’il peut télécharger légalement, et peut faire mumuse par la suite, de manière ludique pour y apporter des « add-ons » à sa façon. Ses compétences futures sur le marché du travail seront optimisées et VALORISÉES !!! Si il n’a pas les moyens d’acheter les licences de ses logiciels propriétaires Microsoft (Windows, Office etc) et Adobe, il ne pourra pas les utiliser, donc pas progresser, ni même transmettre son savoir à d’autres personnes (la base de l’économie c’est le FLUX), donc les entreprises perdraient des « cerveaux », où est donc ce « sacrifice du savoir » dont l’auteur nous parle !

Car c’est tout l’art du libre, il est modifiable à souhait, de l’interface de saisie du mot de passe à la création de ses propres logiciels. Des entreprises spécialisées dans l’Open-Source se sont crées, créant des postes, favorisant l’économie. C’est pourquoi il est si intéressant, et que la plupart des congrès informatiques s’adressant au grand public portent sur ces logiciels (RMLL , nous ne sommes pas seuls, l’Allemagne organise elle aussi ses journées du libre les LinuxTag …).

Il faut ouvrir les yeux : la plupart des entreprises font tourner leurs serveurs avec LINUX, APACHE, MySQL et non WINDOWS SERVER, IIS et Oracle. Parmi toutes les entreprises pour lesquelles j’ai travaillé une seule faisait tourner IIS et Windows (même pas Oracle), c’était l’URSSAF … personnellement je ne fais tourner mes serveurs que sous Linux. Sinon pour mes ordis, je suis sous Windows, Linux (Ubuntu) et MAC OS X. J’ai une préférence pour ce dernier mais je trouve que tous les systèmes ont leurs avantages, leur inconvénients et ont un certain intérêt qui leur est spécifique.

Puis il ne s’agit pas de fustiger le créateur du projet GNU et de la Free Software Fundation, Richard Stallman, bien que sa personnalité soit spéciale, en le rabaissant en tant que « pape autoproclamé » : il a eu un jour un besoin à satisfaire, il a pris un code-source d’un driver d’imprimante, l’a modifié et a ensuite redistribué gratuitement ce driver retravaillé au grand public. Certes c’est une vision de partage qui se rapproche du « communisme », (voire du « communautarisme ») mais quelque part le communisme n’est-il pas un concept … de gauche, tout comme est censé être le journal « Libération » ?

Oui, les logiciels libres sont le plus souvent gratuits, mais leur gratuité favorise l’accessibilité à la connaissance, la culture, l’apprentissage, car les logiciels propriétaires pour le grand public sont couteux, et c’est la raison première du crackage desdits logiciels, et cette dernière notion, par contre, fusille l’économie ! Ils sont le plus souvent plus stables au niveau de la programmation car les bugs sont vite corrigés. Pour moi, c’est ça qu’un journal de gauche, proche des gens qui n’ont pas forcément les moyens d’installer des programmes Microsoft ou Adobe, et qui n’est pas forcément familier avec le sujet, devrait inculquer ! C’est dire aux gens « Open Office est aussi performant que Microsoft Office et c’est gratuit », « Gimp est aussi (pour le grand public on dira) performant que Photoshop et vous ne déboursez pas un centime » ! C’est dire « Ubuntu est un OS facile d’utilisation plus rapide, plus léger, et peut-être même plus simple que Windows » !

D’ailleurs demandez au gens quel navigateur web ils utilisent et pourquoi … oui pourquoi Firefox est-il devenu en quelques années le navigateur le plus populaire ?

Une note humoristique pour finir ce billet …

Source XKCD.com (des BD pour geeks)

Le Maire de Toulouse invente une nouvelle monnaie …

Photo LCI – on dirait les billets pour la Festa Tolosa …

Attention Toulousains, sonnez de l’olifant ! Pierre Cohen, votre maire, en compagnie de Jean-Paul Pla (sic !), vient de réinventer le célèbre jeu de la marchande : http://www.toulouse.fr/solidarites/actualite/lire/-/journal_content/56_INSTANCE_3iH6/10128/7369731. Lisez bien il y a même une brochure à la noix où vous saurez tout, tout, tout sur le sol !

Sous le couvert d’une bonne intention (sensibiliser soi-disant les Toulousains à respecter la nature, relancer l’économie), il vient de lancer une monnaie municipale, qui n’a cours qu’en territoire Toulousain, au nom bien pompeux de « Sol Violette » (Oyez oyez braves gens, Tolosa la Catalane reprend du pouvoir !).

Depuis 2008, les Toulousains prennent à qui mieux-mieux la douleur d’avoir élu Cohen comme Maire, qui a réalisé des projets d’envergure qui ont marqué les esprits tels que l’annonce des stations de métro en Catalan (sic !). Aujourd’hui il tape fort avec sa nouvelle monnaie : « La Ville de Toulouse, avec le concours du Crédit Municipal et le Crédit Coopératif, a émis 16 700 billets, de 1, 5 et 10 Sols, d’une valeur totale de 27 000 €. La parité s’établit à 1 Sol pour 1 €. » (sic !) et attention c’est brut de pomme :

Ne perdez pas de vue que le Sol se déprécie de 2% de sa valeur en euros en cas de non-utilisation au bout du trimestre !

Et les 2% en question, où vont-ils par la suite ??? HEUREUSEMENT QUE LE SOL EST NON-CAPITALISABLE !!

Pendant ce temps, Cohen qui avait à son élection avoué se désintéresser de la sécurité, car elle « relevait des services nationaux et non municipaux », laisse la ville se gangréner par l’insécurité, des étudiants rentrant paisiblement chez eux le soir se faisant tuer à coups de couteau, des motards tabasser à mort, des jeunes se faisant jeter du haut des ponts. C’est lamentable !!!

Rappelons que Cohen avait prévu comme projet la catastrophe financière qu’aurait induite les transports gratuits à tous, et que ce nouveau projet impute aux Toulousains 130 300 euros de «monnaie de contribuable» (les vrais euros !) sonnante et trébuchante !

A savoir (vu sur le blog satirique Toulousoscopie) :

Au total, Jérôme Blanc, spécialiste des monnaies parallèles, estime qu’« il y a, au milieu de la décennie 2000, entre un demi-million et un million [d’adhérents à des systèmes de monnaies sociales], répartis dans plus de trois mille associations, situées dans une quarantaine de pays, pour l’essentiel en Occident, en Amérique latine et au Japon ». Leur impact reste cependant très limité: « A l’exception notable de l’Argentine, nulle part les monnaies sociales n’ont acquis de taille significative par rapport à l’activité économique et sociale nationale. »

Cette intense créativité monétaire ne doit donc pas trop faire rêver les apprentis monnayeurs. Il ne suffit pas de dire « que l’argent soit » pour que le pouvoir d’achat se crée miraculeusement. Il ne faut pas non plus imaginer qu’il suffirait de changer de monnaie pour changer le monde. Ce serait, avertit Jérôme Blanc, une « simplification abusive ».

Alors, monnaie de sol ou monnaie de singe ? A vous de juger …